Robert Giroux : Doublures : Poésie : Éditions Triptyque : 2019

Bien entendu, on trouve dans un livre ce que l’auteur y a mis, en toute conscience ou non, ce à quoi il a songé, que le lecteur percevra peut-être au fil de la lecture. Ce dernier demeurant toutefois susceptible d’y voir autre chose et même d’en rajouter, d’y mettre du sien. Chose certaine, Doublures estLire la suite « Robert Giroux : Doublures : Poésie : Éditions Triptyque : 2019 »

Claude Paradis : Où commence le monde : Poésie : Éditions du Noroît : 2018

La poésie de Claude Paradis « inaugure un monde/C’est un monde où l’on aime à parler simplement ». On aura peut-être reconnu ici les mots d’Aragon. Reculons dans le temps. Donnons la parole à un autre écrivain : « Je demande un poète aimable, proportionné au commun des hommes, qui fasse tout pour eux, et rien pour lui. JeLire la suite « Claude Paradis : Où commence le monde : Poésie : Éditions du Noroît : 2018 »

Roger Caillois :Les impostures de la poésie : Essai : 1944

Les impostures de la poésie, La haine de la poésie et Clef de la poésie ont fait grand bruit au siècle dernier. Durant longtemps, ces ouvrages m’ont intrigué. Le premier m’a marqué. Je ne saurais trop préciser à quel point, suffisamment sans doute pour que j’y revienne quelque trente ans après l’avoir lu une premièreLire la suite « Roger Caillois :Les impostures de la poésie : Essai : 1944 »

Françoise Roy : Le carrousel des eaux : Poésie : Éditions de La Grenouillère : 2019

Françoise Roy : Le carrousel des eaux : Poésie : Éditions de La Grenouillère : 2019  Il y a des livres qui nous rentrent dedans. Qui nous happent de plein fouet. Ils produisent sur nous des effets de terreur. Leurs auteurs cherchent à nous ébranler, à nous déstabiliser. Ils ne font pas de quartier ; ils arrachent l’âme du lecteur,Lire la suite « Françoise Roy : Le carrousel des eaux : Poésie : Éditions de La Grenouillère : 2019 »

Louis-Philippe Hébert : Voyages en train avec ma sœur : Poésie : Les Éditions de La Grenouillère : automne 2019

Un étonnement sans fin D’où vient cet étonnement, chaque fois, toujours produit par le travail de Louis-Philippe Hébert ? Chacun de ses livres diffère du précédent et pourtant lui ressemble, opère un même effet d’étonnement, de surprise agréable. C’est là, je crois, une question de voix. Hébert a beau inventer différents narrateurs, écrire ses poèmesLire la suite « Louis-Philippe Hébert : Voyages en train avec ma sœur : Poésie : Les Éditions de La Grenouillère : automne 2019 »

Les heures : Fernand Ouellette : un entretien et une recension parus en 1987

NOS LIVRES. Revue d’analyse de l’édition nationale. Ainsi se présentait le petit cahier que dirigeait Madeleine Bellemare dans les années 80. Madeleine avait été enseignante au Cégep Saint-Laurent. Dix ans après l’obtention de mon diplôme, je la revois, c’était à l’occasion d’un lancement. Nous renouons connaissance. Elle m’invite à collaborer à sa revue. Il s’agitLire la suite « Les heures : Fernand Ouellette : un entretien et une recension parus en 1987 »

Claude Paradis : Ouvrir une porte — sur dix grandes œuvres de la poésie québécoise du XXe siècle : Éditions du Noroît : 2015

L’ouvrage consiste principalement en un recueil de lectures, d’analyses littéraires. L’auteur examine de près les œuvres, non sans prendre soin de les situer dans leur contexte social et leur époque. Les recueils qu’il sélectionne datent, sont plus ou moins anciens, car le fait d’appartenir au passé est une condition nécessaire pour qu’un ouvrage puisse enfinLire la suite « Claude Paradis : Ouvrir une porte — sur dix grandes œuvres de la poésie québécoise du XXe siècle : Éditions du Noroît : 2015 »

Pierre Ouellet : Hères migrant : Poésie : Éditions du Noroît : 2019

tu te dresses comme un seul homme sur le socle que dieulibère au milieu denulle part au cœur desténèbres c’est-à-direpartout Ce que d’autres confient au reportage, à la présentation des faits, aux images-chocs du téléjournal (par leur répétition, ces dernières finissent trop souvent par aplanir l’horreur), Pierre Ouellet le confie plutôt à la parole poétique.Lire la suite « Pierre Ouellet : Hères migrant : Poésie : Éditions du Noroît : 2019 »

Geneviève Boudreau : Si crue que tu pourrais y mordre :Éditions du Noroît : 2019

J’avais envie de lire une parole de femme. Je me suis procuré ce recueil, un peu par hasard. C’est souvent ainsi que se font nos choix de lecture. Eh bien ! Je ne pouvais pas tomber mieux. Je suis agréablement séduit. Séduit par le charme discret, la finesse du ton, la sobriété de ce trèsLire la suite « Geneviève Boudreau : Si crue que tu pourrais y mordre :Éditions du Noroît : 2019 »

Yves Laroche :L’alcool des jours et des feuilles : Poésie : Éditions du Noroît (2006)

Nul besoin d’être linguiste pour écrire ou parler une langue. Des notions grammaticales sont même inutiles, du moins en ce qui a trait à la parole, ses mécanismes étant en quelque sorte assimilés grâce à un apprentissage quasi naturel dont au départ nous n’avons pas véritablement conscience et qui va de pair avec l’usage. LeLire la suite « Yves Laroche :L’alcool des jours et des feuilles : Poésie : Éditions du Noroît (2006) »