ÉPÎTRE À DANIEL GUÉNETTE SUR TROIS DE SES LIVRES : Texte de Mario Pelletier

Cher Daniel,

            J’ai plongé dans trois de tes livres durant les dernières semaines, et j’en suis ressorti enchanté.

D’abord, L’école des chiens, que j’ai beaucoup aimé. Un livre fin, sensible, plein de douce nostalgie. Un magnifique « tombeau » à Max, l’ami le plus fidèle disparu. Une célébration de ce beau Golden telle qu’on voudrait en avoir un pareil auprès de soi. Il y a aussi l’évocation des parents en allés aussi, les derniers temps de la mère dans un mouroir : touchantes évocations remplies de piété filiale. Et la « Consolation à Du Périer », ce grand poème classique qui revient comme un leitmotiv élégiaque…

            Plus spécialement pour moi, les promenades dans les rues et parcs de Ville Saint-Laurent, m’ont rappelé mes dernières années du cours classique au collège de cette ville, boulevard Sainte-Croix. Je fais d’ailleurs allusion à ce collège à la page 211 de La pierre de Satan, mais surtout dans La traversée des illusions (1994) où j’y consacre un chapitre, racontant notamment les rendez-vous nocturnes des gars de Saint-Laurent et des filles de Basile-Moreau dans les allées du vieux cimetière qu’on retrouve à plusieurs reprises dans ton livre.

            J’ai souligné de nombreux passages particulièrement beaux. J’en mentionne ici quelques-uns.

Chapitre 19

Je suis la locomotive que suivent de nombreux wagons fantômes. Tu n’as pas, cher papa, connu mon petit chien. Tu es un mort de plus et tu t’enfonces dans le temps. Si je ne te parle pas, si personne ne me parle de toi, tu es un être qui n’existe plus. Ton nom sur la pierre demeure silencieux ; dans quelques décennies, il ne renverra qu’à un être anonyme, malgré son nom, parce que ce nom se sera vidé de toute sa substance. Je suis maintenant le principe de ta résurrection. Tu reviens dans ces pages, dans ces parages que tu hantes, afin qu’aient lieu les présentations posthumes.

Chapitre 23

Mes songeries me conduisent à des découvertes que tout un chacun a faites siennes depuis belle lurette. Par exemple, je viens de réaliser le bien-fondé du discours évangélique qui veut que là où est notre cœur, se trouve notre trésor. Or quel est aujourd’hui cet or qui scintille au fond de moi, si ce n’est cet ensemble de souvenirs que je chéris justement comme le plus précieux de mes biens ? Parce que c’était lui, parce que c’était moi. Je lui ai donné, il m’a remis au centuple. Il est venu et j’ai vécu, autrement, beaucoup mieux. J’ai mis de longs sous-vêtements et je suis sorti dans la tempête. J’ai traversé le jardin de givre de ma fenêtre et renoué avec l’hiver. L’asthme dont je souffrais depuis de nombreuses années s’est soudainement tempéré. À force de marcher, j’ai perdu du poids et m’en suis trouvé mieux. Les inconnus dans la rue avaient désormais un visage, qui souriait en voyant cette ombre blanche toujours à mes côtés. […]

L’apparition du chiot à travers les carreaux de la fenêtre, la manifestation de sa petite présence dans notre paysage urbain, puis son arrivée chez nous eurent l’effet d’un élargissement de l’horizon. Le peu d’enfance qui me restait s’engouffra par cette ouverture. Mon compagnon ressemblait à un feu de foyer. Lorsqu’il se couchait près de nous, la soufflerie de sa poitrine qui montait et descendait, la forme même de son corps se dessinant sur le parquet, la vie tranquille de l’animal au repos, tout en lui me transmettait ce sentiment de paix que procurent, par une belle et froide soirée d’hiver, les bûches enflammées, leur braise rougie, chaleureuse, dans le foyer de pierres. Tant de silence me ravissait. Je ne songeais pas toujours en ces termes, ne ressentais pas continûment ce sentiment. Le charme n’opérait pas en mode ininterrompu, mais il ressurgissait de proche en proche et, pas un jour ne passa sans que je fusse conscient de sa présence, de son passage parmi nous ; et sans que j’anticipasse, un peu maladivement, sa fin prochaine.

Chapitre 28

Toute cette partition que je recompose s’était improvisée avec le temps. Au fur et à mesure, il y avait une sorte de valse qui nous entraînait au fil des jours. J’imagine à nouveau cette partition, cette chorégraphie, je les reforme, découvre dans la suite des saisons une ligne mélodique, et tout autour, en fais ressortir l’harmonie, qui de concert s’était établie entre nous. Ce récit, finalement, auquel je ne souhaite nullement donner fin, je l’élabore de manière à maintenir un point d’orgue, un point d’orgue majeur, que je place au-dessus du dernier soupir de Max. Soupir dans le silence, à peine audible, en réponse à mes dernières paroles, dernier accompagnement de sa mise à mort. Tant que dure ce point d’orgue, tant que cette note silencieuse se fait entendre au creux de mon oreille, comme une sorte de la éteint, tant que cela dure, quelque chose en moi, de lui, se perpétue. J’accorde mon instrument à ce la, qui me dit d’un même souffle que Max est encore là et que Max n’est plus là. J’entends le son feutré sortant de l’instrument de son corps qui rend l’âme, dernier souffle que je recueille, afin de le prolonger en moi.

Chapitre 34

Un amour sans objet, un sujet sans amour. Le chiasme enferme en cette formule le sentiment que ressent l’endeuillé. Lorsque mon père est mort, l’amour que j’éprouvais pour lui ne pouvait rencontrer que son absence. À sa place vacante, il y avait maintenant le vide. Plus aucune présence. Ma tendresse se déversait dans ce néant. L’objet de mon amour avait disparu. Pour l’amour qui s’adresse aux morts, dans une sorte de correspondance vouée à l’échec, il n’y a pas de boîte aux lettres. L’échange se fait à sens unique. Il n’y a pas de réciprocité. Celui qui aime encore reste seul à aimer. Il n’est plus aimé. Le mort en s’en allant le prive de son amour. Le deuil tient tout entier dans cette sentence, dans cette peine capitale : un amour sans objet, un sujet sans amour. […]

Chapitre 35

Justement, aujourd’hui, j’errais dans mes pensées. Les discours que me mettait en l’esprit un amour maintenant sans objet, augmentaient mon chagrin. J’allais en solitaire, tel un veuf, un inconsolé. L’absence m’a semé loin derrière. Désormais, je marche seul. Il ne servirait à rien de courir à la poursuite d’une ombre blanche. Elle s’est envolée à jamais. Dans la forêt du rêve, dont je m’éveille à peine, les sentiers sont peuplés d’absences vagabondes. Ce sont des sentiers qui vont dans tous les sens, qui se superposent à travers les branches basses de la forêt profonde, qui se confondent et tournent en rond. Qui s’y aventure, s’y perd. L’ombre fuit et nous sème ; le flair humain ne parvient pas à démêler parmi tant d’effluves le parfum défunt de l’absent. La piste est perdue. De mes promenades, de mes divagations, je rentrerai désormais toujours bredouille.

Chapitre 47

Maman aurait été plus heureuse si nous l’avions aimée davantage. Ses aspérités, ses duretés, ses méchancetés venaient sans doute de cette lacune fondamentale, de ce profond manque d’amour. Peu et mal aimée, elle avait adopté une posture existentielle, tordue comme un bonsaï. Cet arbre infirme qu’elle était, aux membres maladroits et incapables de toute étreinte chaleureuse, torturait ses proches et les tenait à distance.

Ensuite le recueil Varia, aux Éditions du Noroît. J’en ai aimé le ton, l’inspiration élégiaque, la nostalgie du temps enfui, l’ombre omniprésente des proches disparus, la fin inexorable à l’horizon. Des vers bien frappés, harmonieux, d’une métrique presque classique qui crée une belle incantation… Bref, une écriture nette, claire, classique en somme, à mille lieues des obscurités et préciosités byzantines d’une certaine « poésie moderne ». Ici encore, je pourrais citer de nombreux vers.

L’étau du temps sur toi se resserre./ Tes regards et tremblements / Évoquent la bête / Traquée, / Prise en souricière./ Tes pensées vont, viennent, s’usent / Dans un labyrinthe sans issue. / Du matin au soir,/ Le faix que tu portes / S’alourdit, ne te laissant aucun répit. […]

D’autres comme toi observent,/ Dès lors que le train quitte la station,/ Leurs reflets dans la vitre assombrie, / Ne percevant alors, bercés par le ronronnement,/ Lorsqu’ils s’abandonnent ainsi à leur réflexion,/ Toujours invariablement ne voyant / Qu’un fantôme qui va, vient et s’anime / Dessous le vêtement de ses noms différents ; / N’étant jamais autre chose que cela qui, / À juste titre et non sans illusion, dit moi et dit je.

Poème « Une fois mort », p. 21

Au seuil d’une maison, / En tout temps, l’absent, / Mentalement, pourrait revenir. / Mais il ne reste que lui-même / À celui qui demeure. / L’autre / Ne quitte plus son absence. […]

Le chant des morts est vaste./ Il y refleurit sans cesse de l’être.

p. 39

Si cette vie n’était qu’un scénario, / Qu’une ébauche ; / Si elle n’était qu’un amas de brouillons, / Ta corbeille à papier déborderait. / Combien de scènes / Auraient été coupées au montage, / Si de ta propre vie tu étais l’auteur ?

p. 41

Ton regard émerge et tu refends la vague. / La plongée dans les abysses, / Des poumons à bout de souffle ; / On dira comme on voudra, / Comme on pourra, / Quelque chose en nous sombre dans le sombre, / Et nos gestes alors sont ceux du pantin / Qui s’agite et se retourne contre ses ficelles. […]

Or te voici ce soir accablé, titubant, / Livré aux démons de tes pensées, / Jeté en pâture à ces monstres marins / Qui déchiquettent ton âme / Au fond de ton aquarium personnel.

p. 62

Mais les jours fileront, / Dans les nuits s’engouffreront. / Les unes et les autres, dans un engendrement perpétuel, / Qui bientôt se poursuivra sans toi. / Te portant, comme fétu le cours, / Les jours te conduiront / Au sol entrouvert. / Empilement des jours / Les uns par-dessus les autres. / Il y a devant / Un rétrécissement d’horizon. / De part et d’autre, / Des murs / S’avancent vers toi, te privant d’air et de vent.

J’oserais dire que cette inspiration s’apparente à celle qui sous-tend mon recueil Le souffle de l’apocalypse (2018). Pour emprunter le langage euphémique d’un René Lévesque, je dirais que je ressens à ton égard quelque chose comme de la fraternité…

p. 78

Dans les plus tendres moments, j’ai omis de célébrer / Ta beauté, ta bonté profonde. / J’ai négligé de soigner une femme blessée. / Son nom, je l’ai souvent effacé de ma mémoire. / Au jour le jour, je fuyais au-devant de moi-même. / J’oubliais derrière moi la source de ma soif. / C’était une histoire de cris silencieux, de douleur tenace, / Comme il s’en vit sous tous les toits.

p. 80

Dans cette lampe, l’huile désormais s’évanouit. / Te voici parvenu au seuil de ta disparition. / Les pierres se dressent./ Le vent s’endort. / Dans les frondaisons s’envolent des ramages. / Le sol sous tes pieds avant de s’entrouvrir / Attend patiemment encore un peu d’amour. / On ne sait jamais, aime de toutes tes forces. / Sème à tout vent et tant que tu peux. / Il en naîtra peut-être quelque chose. / Un trèfle à quatre feuilles, une pensée, une obole.

Enfin, Miron, Breton et le mythomane.

Ce livre m’a délicieusement intrigué et amusé. Le narrateur Jean-Daniel Guérette a l’art de nous embobiner fort habilement. Tour à tour drôle, touchant, pénétrant et facétieux. On se laisse embarquer, on y croit presque, et c’est désopilant à la fin.

Maître ès canulars et mystifications, son pastiche de Miron est assez bien tourné (jusqu’à ce qu’il nous avoue que c’est peut-être Jean-Claude Germain qui l’a écrit : délicieusement malicieux ! ). Et son hommage, qui se termine par une jolie pointe : « Miron, le poète immense… Au commencement était le verbe. Nous attendons la suite. » Ironie majuscule… si lourde de sens !

Mais surtout, cette histoire rocambolesque de la disparition de « l’homme rapaillé » durant un an, au début des années 80. Cela m’est apparu tout de suite invraisemblable, car je rencontrais souvent notre poète national autour du Carré Saint-Louis, durant ces années-là en particulier. Je suis quand même allé le vérifier dans mon journal, tellement ton narrateur « mythomane » avait réussi à ébranler mes certitudes.

Puis la rencontre avec Kundera à l’aéroport… On se dit, de prime abord : mais oui, c’est possible, quelle heureuse occasion se présente là !

Enfin, André Breton à Saint-Jérôme, y découvrant le grand-père en douanier Rousseau des cabanes d’oiseaux. Fort crédible quand on sait que le pape du surréalisme était au Québec en 1944, et qu’il a voyagé de Laurentides en Gaspésie, comme il l’a raconté dans Arcane 17… sans mentionner le grand-père génial : ah, le traître !  On le lit tout de même comme un conte de fées, une histoire qui fait rêver. Trop beau pour être vrai, mais ficelé avec grande maestria, je le répète. Au fond, une célébration de la littérature. J’ai tout lu d’une traite, un soir.

En somme, Daniel, je suis très heureux que tes recensions de mes livres cette année m’aient amené à découvrir non seulement le sagace critique que tu es, mais aussi ta finesse et virtuosité d’écrivain de fiction. J’attends maintenant la suite de ton œuvre de création… Entre-temps, joyeuses fêtes de fin d’année, malgré cette peste de Covid !

Amicalement,

Mario Pelletier

26 décembre 2021

Publié par Daniel Guénette

Écrivain québécois. Publie ouvrages de poésie (dont Varia au Noroît) et romans (Dédé blanc-bec, etc. à La Grenouillère). Ai enseigné la littérature au niveau collégial. À la retraite depuis 2011. Me consacre à des lectures dont je rends compte sur mon blogue : Blog de Dédé blanc-bec : 4476:HOME:BOLG Notice biographique (voir L'Île : litterature.org) Daniel Guénette est né le 21 mai 1952. Il est originaire de Montréal. Il a vécu son enfance et la majeure partie de son existence dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Après des études en lettres à l’Université de Montréal, où il obtient un diplôme de maîtrise en création littéraire, il enseigne la littérature au cégep de Granby. En 2011, il prend sa retraite après 34 années d’enseignement. À l’aube de la soixantaine, il renoue avec l’écriture qu’il avait cessé de pratiquer durant près de vingt ans. Il produit alors deux recueils de poésie (Traité de l’Incertain en 2013, Carmen quadratum en 2016) et un récit (L’École des Chiens, en 2015). Dans son œuvre antérieure alternaient ouvrages de poésie (3 titres au Noroît, 2 chez Triptyque) et productions romanesques (3 titres chez Triptyque). Ces ouvrages furent publiés entre 1985 et 1996. L’ensemble fut bien reçu par la critique. À l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Triptyque, feu Réginald Martel écrivait : « Et on soupçonne que bien des éditeurs seraient ravis d’inscrire à leur catalogue, parmi quelques auteurs de Triptyque, le nom d’un Daniel Guénette, par exemple. » J. Desraspes a enchanté Jean-Roch Boivin : « Ce roman est un délicieux apéritif, robuste et délicat, son auteur un écrivain de talent et de grands moyens. » Réginald Martel parle d’un roman « qu’on dévore sans reprendre son souffle » ; il salue également la parution des romans qui suivent, se montrant surtout favorable à L’écharpe d’Iris. Pierre Salducci écrit dans Le Devoir un article très élogieux sur ce roman : « L’écharpe d’Iris est une réussite, une petite musique qui nous parle de la nature humaine et qu’on n’arrive pas à oublier. Un roman magnifique, un vrai. Pas un phénomène de mode. Pas un produit branché et périssable. Mais de la littérature. Tout simplement. » L’École des Chiens, qui en 2013 marque le retour de l’auteur au récit, a été commentée de manière positive par divers blogueurs, dont le poète Jacques Gauthier, sur Blogues Église catholique à Montréal : « Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. » Pour sa part, Topinambulle écrit : « Dans ce très beau récit, un homme apprivoise doucement le deuil de son chien. À la manière de Rousseau, Daniel Guénette nous invite à le suivre dans ses promenades, dans les méandres de ses souvenirs, où l'évocation de l'ami fidèle nous servira de guide. »). Dominic Tardif, dans le Devoir, 4 juillet 2015, a rendu compte chaleureusement de ce récit. Il a souligné qu’avec ce dernier, l’auteur avait produit « de la vraie littérature » : « Plus qu’un livre sur un maître et son animal, L’école des chiens célèbre le pouvoir de l’écriture qui, chez Daniel Guénette, n’aspire pas à remplacer l’en allé, mais bien à en continuer la vie. » Recommandé avec enthousiasme à ses téléspectateurs, ce récit a fait l’objet d’un échange de cadeaux à l’émission LIRE présentée sur ARTV. À partir de 1975, l’auteur a collaboré à diverses revues de littérature à titre de poète et de critique. On peut lire ses plus récentes recensions dans la revue Mœbius. Pour l’une d’elles, l’auteur a été finaliste au Prix d’excellence de la SODEP 2016, dans la catégorie Texte d’opinion critique sur une œuvre littéraire ou artistique.

2 commentaires sur « ÉPÎTRE À DANIEL GUÉNETTE SUR TROIS DE SES LIVRES : Texte de Mario Pelletier »

  1. Cher Daniel,
    Difficile à mes yeux de profane d’avoir un plus beau cadeau des Fêtes que cette Épitre de ce Grand collègue, construite selon les mêmes inspirations appréciatives que celles qui gouvernent tes célèbres «petites études».
    En souhaitant que cet hommage t’incite à poursuivre ton œuvre en 2022!

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    1. Merci, cher Laurent. J’ai l’intention de poursuivre mes « travaux » jusqu’en 2052. En toute fausse modestie, je ne dis pas  »œuvres ». J’aurai alors 100 ans. Mon encrier sera presque vide. Cependant, au clair de la lune, du bout de l’aile, j’aurai encore la force d’y tremper une plume d’oie J’écrirai le mot « Adieu », puis me coucherai sur mon grabat. L’éternité ne m’en voudra pas d’y ajouter un peu plus d’absence.

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