Jean Désy : Non je ne mourrai pas : Poésie : Mémoire d’encrier : 2020

La réputation de l’auteur n’est plus à faire. Ce qui bien entendu ne dispense pas de lire ses œuvres. On le déplore souvent, il est impossible de tout lire. J’avais pour ma part négligé depuis longtemps de plonger dans un ouvrage de ce poète, médecin, amoureux du Grand Nord. Pourtant, bon an mal an, au fil des publications de Jean Désy la rumeur médiatique portait à mon attention l’importance de son œuvre. C’est seulement récemment que j’ai enfin ouvert l’un de ses recueils. Je suis loin d’être déçu. À vrai dire, je suis plutôt franchement ravi.

Désy n’a pas attendu que sonne l’heure de la réconciliation pour se rapprocher des gens du Nord. Il n’y a pas lieu de revenir ici sur le sombre tableau d’une histoire qui n’en finit plus de finir, histoire d’exactions, de spoliations, d’injustices dont les échos aujourd’hui sont de plus en plus percutants. Nous savons désormais combien nous avons été ignorants, et combien cette ignorance nous aura enrichis. Nos autochtones ne nous appartiennent pas, pas plus que leurs territoires. Mais c’est là une histoire dont je ne possède pas le fin mot. Elle s’est malheureusement jouée un peu partout sur la planète avec d’autres « indigènes ».

Heureusement l’heure nouvelle est faite de promesse. Des voix se font entendre et des oreilles toutes blanches se montrent maintenant réceptives. Des bouches toutes blanches témoignent des erreurs du passé, ainsi que des horreurs actuelles. Elles relaient jusqu’à nous un monde encore vivant, celui des toundras et des taïgas. Au Noroît, une Andréane Frenette-Vallières avec Juillet, le Nord se fait elle aussi ambassadrice des territoires lointains. Qui explore le catalogue de la collection poésie de Mémoire d’encrier constate avec les voix, entre autres, des Natasha Kanapé Fontaine, Joséphine Bacon, Yanick Jean et Laura Morali que l’univers des Premières Nations renaît vigoureusement, pourrions-nous dire, de ses cendres.

Avec Non je ne mourrai pas, ce n’est pas seulement un homme qui ne mourra pas, soit le personnage que met en scène ce « conte-poème », mais c’est aussi en quelque sorte l’univers nordique dont le poète chante ici les rigueurs et les splendeurs. Je veux dans les lignes qui suivent montrer que Jean Désy est parvenu à accomplir un magnifique travail de passeur ou d’ambassadeur.

Dans un court prologue, le conteur-poète présente son projet. Celui-ci est tout simple, bien que franchement ambitieux. Il s’agira pour lui de regarder la mort droit dans les yeux, mais par personnage interposé. Pour ce faire, il mettra en scène un homme, « voyageur blessé », agonisant au milieu de nulle part (« je suis quelque part en étant nulle part »), dans un paysage qui sa vie durant aura été pour lui un véritable paradis, le Nunavik, terre nordique de ses amours. Suite à un accident de motoneige survenu en plein hiver, l’homme « se bat, en rageant et en priant, pour survivre. » Voilà pour l’anecdote.

Dans un conte, point n’est besoin d’entrer dans les détails, d’en inventer une multitude. Une toute simple trame narrative suffit à évoquer l’essentiel, à atteindre le cœur de la question, le nœud du sujet. Dans un conte, il se passe peu de choses, mais ce « peu » signifie beaucoup.

Un mot du prologue retient mon attention : « réfléchir ».

Une réflexion sous-tend ce « conte-poème ». Désy est un poète sensible qui pense. Sa réflexion a trait aux « différences essentielles qui [lui]semblent exister entre les mots « vide » et « néant ». Mourir (« Je suis aux portes du rien / Environné par un vide trop grand / Que je ne peux nommer »). Mourir, c’est aussi interroger devant cette porte cela sur quoi, se refermant, elle s’ouvrira peut-être également. Le prologue met en vis-à-vis « un possible néant » et « un au-delà de grâce et de divinité ».

Ce conte-poème recèle donc aussi sa part d’essai, car c’est à qui conduit plus ou moins la réflexion, surtout celle qui porte un regard sur la mort et son au-delà fait de « vide » ou de « néant » ou peut-être de présence à travers ce que le narrateur appelle l’outre-vie. Celui qui meurt réfléchit tout en luttant pour sa survie. Il pose des questions, il pèse le pour et le contre des actions qu’il a posées tout au long de sa vie. Il en vient même à se juger. Pourra-t-il, sera-t-il autorisé (par quelle instance?) à franchir le seuil, à passer de l’ici à l’ailleurs ?  S’avançant par-delà ce qu’il nomme « outre-passage », une fois ouverte la porte ultime, sera-t-il apte à accéder à ce qui serait « une plus-que-vie » ?

Lutter pour sa vie, c’est se traîner dans la neige, s’abriter sous un traîneau (qamutik), abattre un tuktu (caribou) flairant notre présence dessous le traîneau. Survivre en ces conditions extrêmes, c’est accomplir peu de gestes, mais au prix d’efforts terribles, gestes pénibles dont finissent par prendre le relais des actions imaginaires, des rêves peuplés de créatures étranges. Le scénario est rudimentaire, je veux dire constitué de micro-actions relativement peu nombreuses. Ces dernières cependant s’inscrivent dans une courbe ascendante, elles gagnent en intensité au fur et à mesure que le voyageur blessé décline ou connaît un regain de vie. Les scènes où il se dépêtre dans son abri, puis en sort pour lutter contre les éléments déchaînés, alternent avec les moments de réflexion, de méditation, les délires, les fantasmagories, les rêves et les multiples questionnements : questionnements, car réfléchir en ces moments ultimes engage la conscience, conduisent le moribond à l’examen de conscience. Le personnage essaie de ne pas s’abandonner au désespoir. Il pense. En esprit, il revoit sa vie, ses parents, ses amis, une amoureuse, Lisa. Il attend du secours. Celui que ne manqueront pas de lui apporter les « coureurs de froid », Tayara et son frère Tamusi. Il anticipe l’arrivée de ses sauveurs, leur étonnement de le savoir toujours en vie; il imagine les échanges qu’ils auront.

D’autres amis sont identifiés. Ils se nomment Élise et François. Certains sont des autochtones, dont Tayara, à la défense duquel il s’est porté alors que « l’Autre » s’apprêtait à le tuer : « L’ai-je tué ou ne l’ai-je pas tué / Cette pensée me taraude ».

Les gens du Nord sont ses amis. Dans un rêve, il se croit enfin recueilli par des nomades. Ces derniers lui offrent le gîte chaleureux de leur rudimentaire abri de pêcheurs. Ils lui servent du thé, des filets d’omble, l’étendent sur un grabat, agrémentent ses tourments à l’aide de chants et de danses. Plus ce rêve se déroule, plus il prend des proportions merveilleuses. Le personnage est en proie au délire.

Désy a très bien saisi les particularités de l’univers imaginaire des nomades du Nord. Sous nos yeux tout s’anime lorsqu’il raconte. Les personnages de l’abri, « ces héros de paradis / se mettent à léviter ». La tête d’une jeune femme « Qui allaitait son bébé / se détache et se met à flotter ». La plume de Désy rivalise d’inventivité avec certains films d’animation qui ont fait la renommée de l’ONF. Même que l’attention que le poète prête à la chaleur des nomades, à leur vivacité, à leur discours (« Ils parlent dans un inuktitut qui chante / Que je connais si peu mais que j’aime ») fait songer aux pages du Barachois de Félix-Antoine Savard, alors que dans une démarche de chercheur ethnologue celui-ci entreprenait de recueillir les contes et légendes des pêcheurs acadiens.

Le « conte-poème » de Désy n’est pas écrit « dans un inuktitut qui chante », mais dans un français qui honore l’espace et la culture des amis nomades qu’il aime tant. Par les paysages évoqués plus que décrits, évoqués cependant de manière à leur rendre toute leur vibrante réalité, le poète nous fait pénétrer dans l’immensité infinie du monde de glaces où persistent et résistent les « camarines / Enfouies sous la neige / Immortels petits fruits nordiques / À jamais comestibles même en hiver ».  Ces camarines étoffent le propos de l’auteur. Elles ne décorent pas le texte. Elles scellent plutôt son authenticité. Le choix des mots importe. La langue du poète offre un écrin à certains mots apparaissant en inuktitut dans le texte. Ces mots disent le loup blanc (amaruq), l’ours blanc (nanuq), le caribou (tuktu) et d’autres réalités nordiques : la déesse qui pète (Itijjuaq), la neige durcie (kavisilaq) et surtout, alors que la liste demeure ici incomplète, cette belle expression : nakurmik marialuk, laquelle signifie « merci beaucoup ». Nous reviendrons sur cette expression, sur l’importance qu’il y a, du moins pour le « voyageur blessé », à rendre grâce quand nous sommes enfin à la merci de la mort. Bornons-nous pour l’instant à constater que si la présence de ces quelque vingt mots dans le texte peut d’abord dérouter et obliger à consulter le petit lexique fourni à la fin de l’ouvrage, ces mots en fait remplissent une mission. Ils donnent évidemment crédit au « réalisme » du récit, mais ils réparent l’injustice qu’il y aurait à priver encore une fois de leur voix les gens du Nord. Surtout, ils constituent une manière d’hommage rendu aux hommes et aux femmes des toundras et des taïgas, Innus, Cris et Inuits. Leurs cultures sont multiples, mais l’amour de Désy embrasse large. Il englobe les divers peuples du Nord.

Au contact de ces peuples ancestraux, le « voyageur blessé » a étendu les limites de son univers. Ainsi la foi de son enfance s’est-elle vue augmentée et transformée par la spiritualité propre aux civilisations du Nord. Les mythes et légendes sont l’illustration, la représentation du sacré. S’il ne balaie pas du revers de la main l’amour d’abord prôné par le Christ, au contact des aurores boréales, des lichens (« Quelques lichens me parlent d’une force / Attachée ici depuis vingt siècles »), des neiges et des ruisseaux de glace, inspiré par les croyances de ses amis nomades, le personnage créé par Désy en vient à éprouver pour l’univers une forme d’amour cosmique. Alors qu’il se tient devant les portes de la mort, deux avenues s’offrent à lui. L’une conduit au néant, la seconde mène à une forme d’au-delà. Mais ne trahissons pas Désy. Ne réduisons pas sa fable à de trop simples interprétations. Un « conte-poème » suggère diverses lectures. Toutefois, le titre d’un ouvrage demeure éloquent. « Non je ne mourrai pas » est un énoncé qui procède d’un acte de foi en un certain avenir. 

J’ai évoqué les films d’animation de l’ONF, leur beauté, la place qu’ils font à l’imaginaire, l’espèce d’aventure que constituent à elles seules les métamorphoses des images (dans le récit de Désy, il y a ce rêve où « Le pied gauche d’un des aînés / Qui giguait en chantonnant / Se libère de sa jambe / Pour s’envoler vers le ciel »). Tout cela, ainsi que des scènes d’amour où une louve blanche s’associe à sa Lisa, l’aimée d’hier, sans oublier l’intrusion d’une ourse venue allaiter son ourson dans l’abri où le « voyeur blessé » en vient à se nourrir lui aussi de ce lait qui se répand dans sa cache, tout cela, dis-je, nous le voyons fort bien grâce aux mots de Désy. Autre saisissante métamorphose, le personnage à la fin du conte se traîne jusqu’à un ruisseau où il se laisse glisser, devenant peu à peu un poisson gagnant la mer.

Le « conte-poème » offrirait sa voix nécessaire tandis que le cinéma ajouterait à tout ce merveilleux. Mais, encore une fois, il n’y a pas que l’action qui compte. Dans les mots se trouve une part encore plus importante de réflexion. C’est une réflexion où l’on en viendra à ce constat : la réflexion a ses limites, l’amour l’emporte sur elle. « Voler planer glisser /Et surtout ne plus réfléchir ». « Car dans le jeu de toute existence / Il n’importe que de nous aimer / Les uns les autres ». « Ai-je suffisamment aimé ».

À la fin du récit, cessera « tout questionnement / Sur l’être et le néant ». Le lecteur comprendra alors seulement pourquoi il n’est plus besoin désormais de questionner. C’est que la mer où l’on en viendra à se jeter apportera son ultime réponse. Mais nous n’y sommes pas encore. Pour l’instant, notre personnage s’interroge encore.

Désy a choisi de ne pas ponctuer son poème. S’il l’avait fait, son texte serait constellé de points d’interrogation. Les « pourquoi » abondent : « Pourquoi me suis-je battu / Sachant pourtant ardemment / Comme je l’ai toujours appréhendé / Que mourir n’est qu’une étape ». « Pourquoi pourquoi donc / Ce châtiment coupable éprouvé / Quand par les hasards de l’existence / On a dû éliminer son vis-à-vis ». « Pourquoi n’ai-je pas le cœur d’un mystique / Pourquoi cette question restée entière / D’être ou de ne pas être ».

Le « voyageur blessé » s’interroge. Se tenir devant la porte, c’est « être » en face d’un mystère. L’espoir peut donner à croire qu’au-delà de notre vie, nous nous retrouverons « dans cet inconnu / Dont personne ne peut parler / Autrement qu’en philosophant / En créant un poème / Ou en prophétisant ».

On le voit, cette fable est riche de sens. Le personnage réfléchit. Certes, au terme de son parcours agonique, il en viendra à éprouver un puissant sentiment de joie et de reconnaissance. Il ne pensera plus. Il avancera vivant dans la mort. Mais son parcours d’abord aura été autant physique que spirituel. Autant il se sera traîné à même le sol glacé en direction du ruisseau salvateur, autant les pensées l’animant l’auront fait avancer sur le chemin spirituel. Ces pensées, nous l’avons mentionné, ont trait au dialogue, à une jonglerie somme toute binaire où le personnage fait alterner en lui ce qui est alors plus que des concepts. Ce sont de possibles réalités : Néant ou au-delà ? « Ma foi en l’amour cosmique / N’est-elle finalement qu’une affaire / De couardise millénaire / Et mon addiction au néant / N’est-il qu’un trop plein de pensées / Une espèce de fruit pourri / D’un esprit trop raisonnable ».

Il a beau raisonner ainsi celui qui est en train de mourir, sa vie lui revient en mémoire. Il songe à Lisa, l’amoureuse, la louve. Et alors le conte se fait doux poème d’amour. Il songe à sa mère. Et le conte se fait encore poème d’amour, mais non plus d’un amour où prime la sensualité ; l’on y entend du rire et le bonheur invite à l’espérance de retrouvailles dans l’au-delà : la mère apaise les angoisses du fils. Il songe à son père : « Et toi mon père où reposes-tu / Dans quel lieu céleste dans quel piège / De boue de cendres ou de cristal / Au paradis ou dans le néant / Ton âme flotte-t-elle / Ou s’est-elle désagrégée / Toi mon père dont je me souviens / De toutes les fois où tu m’emmenais / À la pêche sur les rivières ».

Mais il songe aussi sans cesse à cet Autre qu’il a tué. « Ce geste n’annule-t-il pas tout espoir / D’une outre-vie d’une plus-que-vie / Comment enclencher cette possible danse / Avec les anges du divin / Quand on a volontairement choisi / De heurter son ennemi ».

Parmi les très belles pages de cet ouvrage se trouvent celles où le « voyageur blessé », porté par la musique de Bach (La Passion) qui intérieurement le soulève, transporté par sa foi, s’accorde à ce qu’il appelle l’amour cosmique. Il éprouve alors une joie intense. Il peut dire « merci ». J’ai mentionné l’importance des « pourquoi », dans ce poème on trouve autant de « merci ». Nakurmik marialuk : merci beaucoup. « Merci à la noirceur / Pour les lumières du matin / Merci aux abîmes / Qui me donnent le courage / De progresser chaque jour / Vers le gouffre qui demeure / La seule et unique vérité / Celle du trépas représentant / L’essentielle source de joie / Le mot joie me laissant triste / Parce que c’est pleurer / Plus que rire qu’il nous faut / La vraie joie étant un pleur / Qu’on acquiert une fois hissé / Sur les toits d’éternité ».

En lisant le très beau conte-poème de Jean Désy, je me suis souvenu d’un projet que j’avais longuement caressé. J’aurais souhaité écrire un livre pour enfants à partir des tableaux d’un peintre de chez nous. Ce peintre se nomme Pierre Morin. Il a réalisé de nombreuses œuvres en lien avec le Nunavik où il a fréquemment séjourné. J’ignore si Jean Désy connaît le travail de Pierre Morin. Je l’invite à y jeter un coup d’œil. Sans doute ces deux artistes pourraient-ils collaborer.

Publié par Daniel Guénette

Écrivain québécois. Publie ouvrages de poésie (dont Varia au Noroît) et romans (Dédé blanc-bec, etc. à La Grenouillère). Ai enseigné la littérature au niveau collégial. À la retraite depuis 2011. Me consacre à des lectures dont je rends compte sur mon blogue : Blog de Dédé blanc-bec : 4476:HOME:BOLG Notice biographique (voir L'Île : litterature.org) Daniel Guénette est né le 21 mai 1952. Il est originaire de Montréal. Il a vécu son enfance et la majeure partie de son existence dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Après des études en lettres à l’Université de Montréal, où il obtient un diplôme de maîtrise en création littéraire, il enseigne la littérature au cégep de Granby. En 2011, il prend sa retraite après 34 années d’enseignement. À l’aube de la soixantaine, il renoue avec l’écriture qu’il avait cessé de pratiquer durant près de vingt ans. Il produit alors deux recueils de poésie (Traité de l’Incertain en 2013, Carmen quadratum en 2016) et un récit (L’École des Chiens, en 2015). Dans son œuvre antérieure alternaient ouvrages de poésie (3 titres au Noroît, 2 chez Triptyque) et productions romanesques (3 titres chez Triptyque). Ces ouvrages furent publiés entre 1985 et 1996. L’ensemble fut bien reçu par la critique. À l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Triptyque, feu Réginald Martel écrivait : « Et on soupçonne que bien des éditeurs seraient ravis d’inscrire à leur catalogue, parmi quelques auteurs de Triptyque, le nom d’un Daniel Guénette, par exemple. » J. Desraspes a enchanté Jean-Roch Boivin : « Ce roman est un délicieux apéritif, robuste et délicat, son auteur un écrivain de talent et de grands moyens. » Réginald Martel parle d’un roman « qu’on dévore sans reprendre son souffle » ; il salue également la parution des romans qui suivent, se montrant surtout favorable à L’écharpe d’Iris. Pierre Salducci écrit dans Le Devoir un article très élogieux sur ce roman : « L’écharpe d’Iris est une réussite, une petite musique qui nous parle de la nature humaine et qu’on n’arrive pas à oublier. Un roman magnifique, un vrai. Pas un phénomène de mode. Pas un produit branché et périssable. Mais de la littérature. Tout simplement. » L’École des Chiens, qui en 2013 marque le retour de l’auteur au récit, a été commentée de manière positive par divers blogueurs, dont le poète Jacques Gauthier, sur Blogues Église catholique à Montréal : « Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. » Pour sa part, Topinambulle écrit : « Dans ce très beau récit, un homme apprivoise doucement le deuil de son chien. À la manière de Rousseau, Daniel Guénette nous invite à le suivre dans ses promenades, dans les méandres de ses souvenirs, où l'évocation de l'ami fidèle nous servira de guide. »). Dominic Tardif, dans le Devoir, 4 juillet 2015, a rendu compte chaleureusement de ce récit. Il a souligné qu’avec ce dernier, l’auteur avait produit « de la vraie littérature » : « Plus qu’un livre sur un maître et son animal, L’école des chiens célèbre le pouvoir de l’écriture qui, chez Daniel Guénette, n’aspire pas à remplacer l’en allé, mais bien à en continuer la vie. » Recommandé avec enthousiasme à ses téléspectateurs, ce récit a fait l’objet d’un échange de cadeaux à l’émission LIRE présentée sur ARTV. À partir de 1975, l’auteur a collaboré à diverses revues de littérature à titre de poète et de critique. On peut lire ses plus récentes recensions dans la revue Mœbius. Pour l’une d’elles, l’auteur a été finaliste au Prix d’excellence de la SODEP 2016, dans la catégorie Texte d’opinion critique sur une œuvre littéraire ou artistique.

2 commentaires sur « Jean Désy : Non je ne mourrai pas : Poésie : Mémoire d’encrier : 2020 »

  1. Je suis soufflé par ta capacité d’entrer dans l’âme du personnage et de la dureté du Grand Nord et de nous communiquer de façon aussi bouleversante cette rencontre fantastique entre la mort et la vie.

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