Gérald Tougas : La mauvaise foi : roman : Éditions Québec/Amérique : 1990

Cher Gérald,

Je ne sais trop comment m’y prendre, sinon le plus naturellement du monde, comme à l’époque où je te faisais parvenir de très longues lettres. Tu les lisais, alors que celle-ci, tu ne pourras pas. Je l’écrirai dans le vide, pour toi. Je pèse mes mots : « pour toi », en souvenir de toi, pour que ce souvenir se fasse à nouveau avenir. Je l’adresserai aussi aux autres, trop nombreux, qui ne te connaissent pas, qui ne t’ont pas « encore » lu, pour qui tu n’es pas même une ombre, mais peut-être un nom à la rigueur, un nom du passé, un nom dépassé, enfoui sous tous les noms qui, année après année, voient le jour, donnent au jour ses nouvelles saveurs littéraires, ses primeurs. Ils sont nombreux et fort talentueux les écrivains et les écrivaines dont on fait grand cas aujourd’hui. Et justement, la lumière jetée sur eux ajoute à ton ombre chaque fois qu’ils font paraître leurs nombreux ouvrages.  

Une amie me demandait l’autre jour pourquoi ton œuvre passait à ce point inaperçue, ou presque. Œuvre confidentielle, pourrait-on dire. Malgré ton prix du Gouverneur général en 1990, malgré le fait que ton Deuxième train de la nuit ait été mis en nomination pour le même prix, tes livres et ton nom auront fait peu de bruit.

À cette amie, j’osai répondre en avançant ce qui suit. Une paresse, plutôt normale, laquelle consiste, comme disait l’autre, à parler dans les médias de ce dont tout le monde parle, voilà ce qui en partie est responsable d’un silence qu’ici je tente de briser. La renommée est souvent gage de qualité, pas toujours. Une chose est certaine, il faut remplir le vide, mettre des images en circulation, dire des choses au sujet des choses que l’on croit importantes. La littérature est importante, jusqu’à un certain point. Par conséquent, il faut « couvrir » le sujet. Autant alors, le couvrir plaisamment. Les vedettes plaisent au public. Elles écrivent souvent des ouvrages qui valent le détour. Un tel publie un roman, c’est un charmant personnage, il fait partie de la famille, il est un pilier de notre culture. Sa place parmi nous est faite depuis longtemps. Ses livres pour la plupart sont bons, quelques fois excellents. Tout le monde reconnaît sa valeur. Il fait l’affaire. On l’invite et lui offre toutes les tribunes. Il est connu parce qu’il est connu. Cela va de soi, c’est tout trouvé, on n’a pas à se casser la tête. On l’accueille à bras ouvert. Il a fait ses preuves tant de fois, il sait comment se comporter devant le micro et la caméra. Pourquoi chercher ailleurs un obscur rimailleur ou une romancière qui n’auraient peut-être pas la tête de l’emploi ?

À quoi il faut ajouter l’absence chez toi d’une qualité essentielle, celle, si possible, d’une extrême lisibilité, laquelle va parfois de pair avec l’invisibilité de l’écriture. Plus l’écriture est dense ou opaque, moins elle est aimable. Or La mauvaise foi n’est pas un roman ordinaire. J’insinue qu’elle ne peut que difficilement plaire à la plupart des lecteurs. Je sais bien que le lecteur moyen est loin d’être moyen, qu’il est le sol solide sur lequel repose l’édifice de l’édition, qu’il est son plus cher horizon d’attente. Les éditeurs ne travaillent pas pour ne recevoir que des félicitations. Il leur faut viser une certaine rentabilité. Une littérature aussi pure et dure que la tienne représente une sorte de luxe. Elle n’est pas du genre à récolter ce bel argent qui décidément ne pousse pas dans les arbres.

À mon amie qui m’interrogeait sur la relative obscurité où l’on a relégué tes trop rares publications, j’ajoutais également cette rareté. Tu aurais publié deux ou trois livres par décennie, cela aurait changé la donne. Mais voilà, tu as publié ton premier livre vers l’âge de soixante ans, et dans les quelque vingt ans qu’il te restait à vivre, tu t’es montré plutôt discret. Des ouvrages publiés au compte-gouttes, en tout petit nombre, n’ont su imposer ni ton image ni ta présence.

Je réalise aujourd’hui qu’il y a une sorte d’injustice à réparer. D’abord, en voyant à la réédition de tes œuvres, en commençant par cette Mauvaise foi dont je voudrais aujourd’hui te parler.

Je viens de la relire. Il me semble que je ne l’avais jamais vraiment lue. Pourtant, avant même sa publication, tu m’avais fait lire le manuscrit de ton roman. Il m’avait beaucoup plu, je te l’avais dit ; mais on peut aimer les choses un peu rapidement, superficiellement, se trouvant tout de même enchanté par ce qu’on lit. Enfin, j’avais sans doute aimé ton livre comme on aime les livres des gens qu’on aime, porté et aveuglé par l’estime qu’on leur porte.

À des passages qui me paraissaient lourds, très denses et chargés, je préférais les plus sobres. À l’esthétique de la volubilité, je préférais la plus classique, présente dans de très nombreuses pages de La mauvaise foi. Je ne saisissais pas alors la nécessité de ce mélange, où le quasi inextricable le dispute au trait délié ; je ne voyais pas que le propos et l’histoire racontée exigeaient tantôt ce recours à l’esthétique de la prolixité, tantôt une ligne plus claire, dégagée, comme on le dit d’un ciel serein. Enfin, dans les registres si distincts où le prosateur que tu es savait exceller, il y avait des réussites que tout d’abord je n’ai fait qu’entrevoir.

Il faudrait être en mesure de faire l’histoire d’une lecture, surtout lorsque celle-ci se déploie sur plus d’une quarantaine d’années. Dans le cas qui m’intéresse ici, cette histoire mettrait l’accent sur une rencontre ascendante, où l’on me verrait gravir par paliers ou descendre, enfin, accéder à des sommets de compréhension de plus en plus élevés ou parvenir au plus profond des réflexions de l’homme et du romancier que tu étais. Je parle de l’homme, ne pouvant ici faire abstraction de notre amitié, comme si cette Mauvaise foi ne s’éclairait pas ici, au fil des ans, de la connaissance intime que j’avais de toi, de l’attachement qui fut le nôtre.

Je t’écris ici comme je t’écrivais jadis, sans trop savoir où je vais et sans tout à fait chercher à t’épargner la confusion qui gagne çà et là mon propos. Ce que je veux te dire, c’est que je viens de relire pour une quatrième ou une cinquième fois ton premier roman et, comme si ta mort m’incitait à être plus attentif, me permettait de mieux accueillir ce que tu as écrit, voici que l’énormité de ce que tu es parvenu à écrire me consterne. Je suis frappé par les qualités de ton roman. Quel que soit l’aspect auquel je m’arrête — style, écriture, structure, narration, histoire, aspects sociologiques et psychologiques, vision du monde, et cetera —, ces qualités me sautent aux yeux. Autant l’avouer, il y a dans ton roman des trésors qui d’abord m’avaient échappé, quoique vaguement pressentis, dont je prends maintenant une plus juste mesure.

Par où commencer ?

Peut-être par la dédicace que tu m’avais écrite : « Ce livre, cher Daniel, que je voudrais plus beau pour te dire mieux — encore une fois — mon estime et mon amitié. Gérald »

Je reprends tes mots. Je souhaiterais t’écrire aujourd’hui une belle lettre posthume pour te dire — encore une fois — mon estime et mon amitié. 

Or sans amitié, saurais-je me montrer vraiment réceptif ? Est-ce elle surtout qui me pousse à me montrer si accueillant, à le vouloir peut-être trop ? Je crois que non. Et j’en veux pour preuve que jamais je ne t’ai caché les quelques réserves que suscitait en moi ton recours à l’esthétique de la volubilité.

Aujourd’hui encore je saurai donc te parler avec franchise. En relisant La mauvaise foi, je découvre par endroits des traces de mon agacement. Par exemple, en marge d’un passage j’écris : « Talon ! Vous êtes verbeux. » Je citais Lefuneste, un personnage de bande dessinée signée Greg. À l’époque où je lisais beaucoup les Achille Talon, tu avais passé l’âge depuis belle lurette de lire ce genre de petit bijou. Le plus curieux, c’est que cette note, on aurait pu s’attendre à ce qu’elle figurât dans un des nombreux passages où l’oncle Philippe tient le crachoir. Lui, c’est un vrai verbomoteur, un fin connaisseur des tours étourdissants du langage, de la prestidigitation rhétorique, grand maître en phraséologie s’il en est (ici, je t’imite : j’espère que tu souris). Non, ce passage se trouve de l’autre côté, dans le versant narratif plus retenu de ton roman. Dans la deuxième partie. Pour peu, on croirait qu’on a changé de narrateur. En tout cas, le narrateur se concentre désormais sur autre chose. Il quitte mentalement le train à bord duquel il regagne son Manitoba natal et suit désormais les méandres de son monologue intérieur. Il entre dans la délicatesse de son sujet. Il parle d’Irène. Et ce beau personnage, qu’il aime tendrement, il lui faut pour en parler mettre des gants blancs, c’est une tourterelle forte et fragile, une Ophélie puissante et délicate qu’il vénère. Il s’agit de sa sœur morte tragiquement.

Je te parle, mon cher Tougas, et je sais que tu ne m’entends peut-être pas. Un poète d’ici, Chamberland pour ne pas le nommer (tu apprécies ce genre de prétérition absurde), avance dans un essai que le poème, disons ici tout véritable écrit, met en présence l’autre de celui qui écrit (c’est-à-dire, en lui, une voix en quelque sorte libérée) avec l’autre de celui qui le lit (c’est-à-dire, en ce lecteur, une nouvelle oreille en quelque sorte elle-même libérée). Bon, c’est un peu compliqué. Ce que je veux dire c’est que je m’adresse à travers toi à ce qui reste de toi. Or ce qui reste de toi, c’est ton œuvre. Ce qui reste de toi, ce sont également tous les lecteurs virtuels que je cherche à gagner à cette œuvre, à orienter dans sa direction. C’est confus, je sais. Tu mérites mieux.

La lettre d’amitié posthume que je t’adresse ne vient pas s’ajouter à mes petites études. Je consacrerai prochainement à La mauvaise foi un commentaire sérieusement ordonné. Pour l’heure, je désire mettre en évidence des traits de ton roman que je juge plutôt remarquables.

Ce qui me frappe aujourd’hui, outre la force de ton récit et la maîtrise dont tu fais montre, c’est ce qu’on appelle un peu platement le contenu. J’ajouterais sa nécessité. Il y a dans ton roman un discours qui englobe, pourrait-on dire, notre histoire collective. Tu jettes sur ce drôle de pays qui est le nôtre un regard terriblement lucide. Le Québec et le reste du Canada sont placés en vis-à-vis, dans cette durable opposition où ils se tournent le dos. Or ce n’est pas du sempiternel discours qu’il s’agit ici, bien que ce le soit un peu, parce que le veut ainsi l’Histoire dans son piétinement, c’est plutôt un discours nullement appuyé, une sorte de trame de fond sur laquelle se déploie l’histoire que tu racontes. Bref, cet aspect du contenu importe, mais il est secondaire. Comme l’est l’évolution des mœurs ou leur délitement, qui fait croire que l’on avance alors qu’on recule peut-être ou s’enfonce dans un cul-de-sac. Oui, la jupe à cette époque raccourcit et les mains dessous s’y promènent plus librement, mais tout ce qui brille n’est pas or et il est des libertés qui se paient très chèrement. Irène sera la victime du grand mouvement de libération qui l’anime. Et les prêtres dans le drame qu’elle vivra n’auront finalement pas le dernier mot. Qui cependant leur lancerait la première pierre se montrerait peut-être plus étroit d’esprit que certains curés qui trouvent grâce aux yeux du narrateur, même si la religion en prend pour son rhume dans ton roman. Premiers mots du roman : « Nous discutons religion, c’est dire notre âge. »

Discuter, discourir, parler. À commencer par Philippe, ce trésor de personnage que tu as sorti de ton chapeau. Et j’ouvre une parenthèse pour souligner qu’aucun de tes personnages n’est fantoche, même le plus secondaire est crédible, finement présenté, si bien que sa réalité ne fait aucun doute à nos yeux. Ton Philippe, si bavard, il fallait qu’il le fût. C’est dans sa nature. Il a fallu que la culture vienne à son secours, que les mots le sortent de sa misère comme l’aura fait, mais à demi seulement, son exil au Québec, terre de plus grande liberté, avec Montréal, la grande ville, où les travers et ce que l’on mettait au compte des perversions passaient beaucoup mieux à l’époque et encore aujourd’hui.

Philippe comme avatar d’Irène. Irène à qui s’identifient certains autres personnages, dont Marcel, son frère, intellectuel timoré, qui ressent en son for intérieur des soulèvements semblables à ceux qui en viendront à lui ravir sa sœur.

Discuter, discourir. Dans ton roman, cher ami, se trouve une préoccupation pour tout ce qui est parole. Le théâtre du verbe est scruté à la loupe. Dans maints passages, le narrateur rend compte de tout ce qui entoure la parole des protagonistes. Non seulement la plupart des personnages sont-ils de grands parleurs, à l’exception de la fine Irène qui se contente d’ouvrir son cœur à tous les ailleurs de la passion, mais le narrateur qui rapporte leurs discours narre en narrant leur discours, c’est-à-dire en marquant les traits de leurs discours et en soulignant la théâtralité de ces derniers. Cela, dans l’étude que je réserve à ton roman, je devrai le démontrer, preuves à l’appui. Car c’est là une caractéristique de ton travail. Partout dans La mauvaise foi, le discours des uns et des autres fait l’objet d’observations qui contribuent à donner tout son sens à ton propos.

Voilà, j’ai déjà trop parlé et dit trop peu de choses.

Je m’en voudrais de terminer ce mot sans mentionner à quel point ton histoire, ce que j’ai tantôt appelé un contenu, est, je cherche mes mots, touchante, oui, mais … percutante, oui, mais … bouleversante oui, mais … : « passionnante » somme toute fera l’affaire. Je l’ai souligné, c’est d’une architecture archi complexe et ça se lit tout de même sans que le poids de la structure n’aplatisse l’histoire. Le lecteur s’attache aux personnages de ton histoire. Ton intrigue est finement menée.

Et il y a l’écriture ! Elle est tout simplement phénoménale.

Cher Gérald, tu as écrit un véritable chef-d’œuvre. Sache-le et sache que je t’aime beaucoup.

Je mettrai tout en œuvre pour que ta Mauvaise foi ressorte enfin au grand jour. 

Ton ami Daniel

Publié par Daniel Guénette

Écrivain québécois. Publie ouvrages de poésie (dont Varia au Noroît) et romans (Dédé blanc-bec, etc. à La Grenouillère). Ai enseigné la littérature au niveau collégial. À la retraite depuis 2011. Me consacre à des lectures dont je rends compte sur mon blogue : Blog de Dédé blanc-bec : 4476:HOME:BOLG Notice biographique (voir L'Île : litterature.org) Daniel Guénette est né le 21 mai 1952. Il est originaire de Montréal. Il a vécu son enfance et la majeure partie de son existence dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Après des études en lettres à l’Université de Montréal, où il obtient un diplôme de maîtrise en création littéraire, il enseigne la littérature au cégep de Granby. En 2011, il prend sa retraite après 34 années d’enseignement. À l’aube de la soixantaine, il renoue avec l’écriture qu’il avait cessé de pratiquer durant près de vingt ans. Il produit alors deux recueils de poésie (Traité de l’Incertain en 2013, Carmen quadratum en 2016) et un récit (L’École des Chiens, en 2015). Dans son œuvre antérieure alternaient ouvrages de poésie (3 titres au Noroît, 2 chez Triptyque) et productions romanesques (3 titres chez Triptyque). Ces ouvrages furent publiés entre 1985 et 1996. L’ensemble fut bien reçu par la critique. À l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Triptyque, feu Réginald Martel écrivait : « Et on soupçonne que bien des éditeurs seraient ravis d’inscrire à leur catalogue, parmi quelques auteurs de Triptyque, le nom d’un Daniel Guénette, par exemple. » J. Desraspes a enchanté Jean-Roch Boivin : « Ce roman est un délicieux apéritif, robuste et délicat, son auteur un écrivain de talent et de grands moyens. » Réginald Martel parle d’un roman « qu’on dévore sans reprendre son souffle » ; il salue également la parution des romans qui suivent, se montrant surtout favorable à L’écharpe d’Iris. Pierre Salducci écrit dans Le Devoir un article très élogieux sur ce roman : « L’écharpe d’Iris est une réussite, une petite musique qui nous parle de la nature humaine et qu’on n’arrive pas à oublier. Un roman magnifique, un vrai. Pas un phénomène de mode. Pas un produit branché et périssable. Mais de la littérature. Tout simplement. » L’École des Chiens, qui en 2013 marque le retour de l’auteur au récit, a été commentée de manière positive par divers blogueurs, dont le poète Jacques Gauthier, sur Blogues Église catholique à Montréal : « Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. » Pour sa part, Topinambulle écrit : « Dans ce très beau récit, un homme apprivoise doucement le deuil de son chien. À la manière de Rousseau, Daniel Guénette nous invite à le suivre dans ses promenades, dans les méandres de ses souvenirs, où l'évocation de l'ami fidèle nous servira de guide. »). Dominic Tardif, dans le Devoir, 4 juillet 2015, a rendu compte chaleureusement de ce récit. Il a souligné qu’avec ce dernier, l’auteur avait produit « de la vraie littérature » : « Plus qu’un livre sur un maître et son animal, L’école des chiens célèbre le pouvoir de l’écriture qui, chez Daniel Guénette, n’aspire pas à remplacer l’en allé, mais bien à en continuer la vie. » Recommandé avec enthousiasme à ses téléspectateurs, ce récit a fait l’objet d’un échange de cadeaux à l’émission LIRE présentée sur ARTV. À partir de 1975, l’auteur a collaboré à diverses revues de littérature à titre de poète et de critique. On peut lire ses plus récentes recensions dans la revue Mœbius. Pour l’une d’elles, l’auteur a été finaliste au Prix d’excellence de la SODEP 2016, dans la catégorie Texte d’opinion critique sur une œuvre littéraire ou artistique.

2 commentaires sur « Gérald Tougas : La mauvaise foi : roman : Éditions Québec/Amérique : 1990 »

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