André Roy : Comment allons-nous dorénavant écrire ? Poésie : Éditions Les Herbes rouges : 2021

Alors, comment allons-nous dorénavant écrire ? Il y a dans cette question un je ne sais quoi de troublant et de vertigineux. Si elle surgissait innocemment, un peu à l’improviste au cœur du recueil, au lieu d’apparaître dès le titre, sans doute cette question ne résonnerait-elle pas autant. Mais telle quelle, posée en ouverture, elle insinue le spectre de l’impossible, inaugure dans l’au-delà de notre existence un avenir frappé au coin de la perte.

Il y aura donc eu un monde antérieur où l’écriture, celle du poème, aura pu pleinement se réaliser, nous permettant par le fait même d’advenir davantage à nous-mêmes. Or, devant, plus rien n’est pareil : se dresse désormais un monde où bientôt nous ne saurons plus tout à fait comment écrire. Du reste, l’on devine que ce « comment » ne vient pas seul. Un « pourquoi » le double. Et la kyrielle des « quand », des « pourquoi », des « à quoi bon » et des « où » le prolonge. C’est que les temps sont incertains, promis à un avenir où se profile « la fin de la Terre ». Mais il n’y a pas que cette dernière « catastrophe annoncée », il y a également la disparition d’un homme faisant ses « adieu[x] à [son] écriture ».

C’est avec un profond sentiment de respect que je referme ce livre. Je l’ai lu avec l’émotion que fait naître un ouvrage vrai, où l’auteur ne joue pas à cache-cache avec ses propres émotions, où quelque chose comme une « vraie vie » se trouve enfin exprimé. Il s’agit ici de la vraie vie d’un « je » singulier, élargie cependant à une vie plus grande que n’en comporte sa seule singularité. On ne doit pas s’y méprendre. Disant « je », n’est réellement poète que celui qui ne parle pas que de lui-même. Le titre me paraît mettre en évidence le souci qu’a Roy de parler au pluriel. Son « nous » n’est pas de pure convention, contrairement à celui de qui discrètement s’efface en parlant ou en écrivant de manière à maintenir une distance rhétorique de façade.

Le « nous » de la question pourrait ne circonscrire qu’une communauté restreinte, celle des gais. Il n’en est rien. Je veux bien qu’André Roy soit un représentant et même un éminent porte-parole de la communauté gaie. Ce titre ou cette fonction ne sont cependant pas restrictifs. Roy est pleinement poète, il ne l’est pas à moitié, ne s’adresse pas qu’à une fraction de ses semblables, et ses semblables, faut-il insister sur ce point, ne correspondent pas uniquement à ceux qui désirent le masculin au masculin. On pourrait être tenté de s’abriter derrière les sempiternelles cloisons des préjugés, tenir mordicus à tenir à distance des paroles et des vérités dont on chercherait à s’abstraire, comme si elles ne concernaient pas tout le monde. Mais au nom de quoi voudrait-on s’exclure de ceux et celles qu’encore on exclut et ostracise ? Ce réflexe est frileux, improductif. Il oblitère le fait ou le principe voulant que « le corps [soit] le point zéro du monde. » L’énoncé vient de Foucault. Roy le fait figurer non sans raison au début de la première partie de son recueil.

Le corps pourrait-on dire est royal. Je fais sciemment le jeu de mots. C’est que Roy l’aura fêté et le fête encore aujourd’hui. Mais le temps est révolu pour lui où il pouvait claironner et inciter à la fête. Au « Que la fête commence ! » succède l’heure où le regard se porte en perspective cavalière. Il ne s’agit pas tant de faire le ménage après les émois festifs que d’emménager ailleurs : « J’exige un art dont le devoir est de disparaître ».

Ah! Je ne veux pas gaspiller maintenant des citations riches de sens dont j’aurai besoin par la suite. Ce dernier vers du recueil, il me faudra donc y revenir. Il est précédé par celui-ci, que je coupe de ce qui précède : « la grande beauté dans la grande mort ? » Quoi ? La mort ? Déjà ? Mais ce poète, il a beau avoir publié son premier recueil en 1979, être aujourd’hui âgé de soixante-dix-sept ans, nous n’avions pas vu le temps passer, nous le pensions toujours aussi jeune, n’ayant pas pris une ride, du moins poétiquement ! À vrai dire, cela ne s’oblitère pas : vieillir. En ouvrant le recueil, quelque chose me disait bien que Roy n’allait pas occulter « les âmes séchées contre l’azur », n’allait pas faire la sourde oreille « sous le cri des rouges nuages ». C’est un peu à un coucher de soleil romantique, à la Baudelaire, que nous assistons. Son crépuscule est éclairé de tout ce qui l’a précédé. Non pas que Roy recense l’entièreté de ses faits d’âmes et de corps. Certes, il les évoque, mais c’est sans pleurnicher. Il ne se noie pas dans la nostalgie de ses larmes. Il faudrait toutefois être de marbre pour se montrer insensible aux poèmes qu’il a écrits « au milieu de la fin de la Terre ».

Cette appréhension de la fin qui se présente, en toute logique, il fallait s’y attendre. Il aurait été étonnant que le poète détournât son visage et refusât de contempler « les nuages naturellement muets », alors que se couche le soleil. Devant ce quelque chose qui se tait, avant de ne plus tout à fait savoir comment écrire, Roy a produit un peu plus d’une cinquantaine de petits poèmes grandement impressionnants. Il est temps de les examiner de plus près.

D’abord, nous avons affaire à un recueil construit, où rien n’est laissé au hasard. Le souci formel saute aux yeux. L’ouvrage se décline en trois parties, à peu près d’égales longueurs. Les deux premières comptent chacune vingt et un poèmes. La section finale en contient treize. Le premier segment s’intitule « Le monde au temps de la poésie ». On y voit trois groupes de poèmes, comptant chacun sept poèmes. La deuxième partie s’intitule « Le captif de Monsieur Proust » et la dernière, « La disparition des êtres aimés ». Fait à noter, les poèmes de l’ouvrage sont tous brefs, allant de six à dix vers. Un tel traitement formel trouve des échos au sein même des poèmes, où règne pareille netteté, je dirais même une certaine clarté. On ne trouvera pas d’élucubrations chez Roy, ni vers alambiqués ni trouvailles tape-à-l’œil. Son inventivité peut étonner, il peut arriver que l’on se demande à quoi rime tel ou tel vers, mais cette façon de faire va de soi dans l’univers du poème. Un Verlaine mêlait le vague au précis; un plus classique Valéry parlait d’une hésitation entre le son et le sens, à laquelle il eût pu ajouter le souci de l’image, dont il se montra du reste peu friand. Roy, s’il lui arrive de se montrer un tant soit peu surréaliste, ne l’est que modérément ou pas le moindrement. Rien d’échevelé dans ses vers, rien de tonitruant. Sa modernité éclate cependant au grand jour. Elle se manifeste dans le propos, qui exprime une soif de liberté, qui affirme la primauté du corps et qui paradoxalement en porte la croix.

Si le corps est le point zéro du monde, sa semence n’aura pas toujours jailli dans la joie, elle aura aussi conduit au tombeau. Je n’ai pas lu les deux œuvres suivantes, mais je devine que l’auteur a dû y traiter des ravages du sida : On sait que cela a été écrit avant et après la grande maladie et Nous sommes tous encore vivants. Quoi qu’il en soit, le dernier recueil d’André Roy ne passe pas sous silence cette hécatombe. Ses pages sont marquées par la souffrance, laquelle ne se limite cependant pas à l’effroyable maladie, mais plus généralement au simple fait d’exister, d’être un corps et d’avoir un esprit qui tant bien que mal le pense, le dépense et le compense. Car le mal est intrinsèquement lié à la souffrance, à celle que l’on subit, à celle que l’on inflige aux autres et en raison de quoi, ultimement, il nous arrive de demander pardon : « Mon sommeil c’est là où je me tue / à déclarer que je monte aux cieux / en demandant pardon aux morts ». Le poids de vivre se porte comme une croix. Mais ne sautons pas trop vite aux conclusions. Roy a beau parler des anges et de Jésus, recourir dans son discours à des symboles éminemment religieux, il n’entreprend pas en fin de parcours de faire amende honorable ou de renier son parcours. Une chose est certaine, son recours à des éléments appartenant au sacré témoigne, pourrait-on dire, de la profondeur de sa réflexion : « Au fond il y a la détresse ».

Cette détresse n’est pas propre uniquement aux « garçons embrumés / agréables au goût ». C’est une détresse commune. Celle de ce nous élargi dont j’ai fait mention plus haut. On disait autrefois que les voies de Dieu étaient impénétrables. Dira-t-on aujourd’hui que celles de la poésie le sont tout autant ? À vrai dire, la poésie ne nourrit aucun dessein. Elle nous offre cependant ses chapitres, c’est-à-dire le lieu et la formule chers à Rimbaud, la possibilité de dire de multiples façons des parcours où les différences laissent transparaître de saisissantes ressemblances. Les joies et les détresses sont communes. Ce qu’écrit André Roy, le parcours de vie qu’il rassemble ici en une manière de bilan, traduit des aspirations et des sentiments qui débordent le cercle de sa propre existence. Devant ce miroir qu’implicitement il nous tend, il faudrait être aveugle pour ne pas se reconnaître. Quels que soient notre corps et l’objet de nos désirs, le corps est peut-être toujours, en effet, le point zéro du monde, celui à partir duquel commence notre aventure, ainsi que celui qui en signera le terme.

Ah ! Ce que je viens tout juste d’écrire, ç’aurait pu être la conclusion de cette petite étude ! Mais je ne veux m’arrêter ici. Ce recueil, qui est non pas un recueil, mais bien une somme, nous réserve des merveilles dont on ne saurait négliger les fins détails, lesquels abondent, chaque poème en recelant de fines parcelles. C’est que Roy dans son extrême concision étoffe tout de même un propos qui en mène large. Il ne parle pas pour ne rien dire. Mais que dit-il au juste ?

Au risque de me répéter, je dirai que tout ou presque est ici une affaire de temps. À commencer par la question où se trouve un percutant « dorénavant ». Des titres comme ceux de la première et de la troisième partie sont également éloquents à ce point de vue : « Le monde au temps de la poésie », « La disparition des êtres aimés ». Le titre de la seconde partie n’est pas en reste sur ce plan : « Le captif de Monsieur Proust ». En effet, inutile de rappeler que le célèbre romancier s’est intéressé de près au temps perdu ainsi qu’au temps retrouvé. Qui plonge au cœur des derniers poèmes de Roy constate sans peine que Proust n’y est pas gratuitement convoqué. Le premier vers du recueil se lit ainsi : « Les prochaines dates c’est la nuit / la main nue sur les nuages / la cathédrale des ombres ». Le prof de lettres aujourd’hui à la retraite s’étendrait longuement sur cet incipit. Il se permettrait même une blague pour dérider ses deux ou trois élèves attentifs, pour ne pas dire attentives : il dirait qu’un incipit est rarement insipide. Il aurait raison. La nuit du premier vers annonce celle du dernier poème de l’ouvrage, celle de « la grande mort ». Comme dans une fresque, Roy donne à voir la main nue d’un ange caressant le fin duvet des nuages. Il nous installe et s’installe dès le premier poème dans « la cathédrale des ombres / où se cache ton âme ». Le lexique du spirituel ouvre le recueil, celui du corps ne manquera pas de le rejoindre. Ultimement, le corps se couchera « dessous une pierre / aussi crue qu’un diamant ».

Un des tout derniers poèmes propose une variation sur le titre de l’ouvrage. Il commence ainsi : « Comment allons-nous souffrir / à deux à trois dans le lit / pauvres acrobates que nous sommes / à chaque début des nouvelles années ? » La chute du poème est loin d’être banale : « la joie n’appellera dorénavant plus la joie ». Je ne commenterai pas ces vers hors contexte. Ils prennent tout leur sens dans le compte tenu de l’ensemble du grand poème que forment tous les petits poèmes de l’ouvrage. Je me contente de souligner la présence de l’adverbe « dorénavant ». Comment allons-nous dorénavant souffrir ? Cette question faisant écho au titre du recueil laisse entendre qu’« écrire », « vivre », « souffrir » et « jouir » n’auront finalement correspondu qu’à une seule et même « chose ». Or justement, cette chose sera désormais derrière, située ailleurs, perdue dans le temps perdu. Il y aura eu un passé, et ce passé, dans le miroir que lui tend l’avenir, sera métamorphosé à jamais : « la joie n’appellera dorénavant plus la joie ». Les corps ont exulté : « La jouissance était leur prison ».

L’idée de prison renvoie évidemment au crime, dans le discours légal; mais au péché, dans le discours religieux, l’enfer étant la prison des pécheurs. Certains poèmes ramènent la question de la faute. La faute est paradoxale, elle mêle au corps l’esprit de Dieu, la jouissance à sa possible répression ou condamnation. « Ils (le pronom renvoie à des « garçons trop tigrés ») disent les verbes / les couilles de Dieu / […] le sexe vérifié par les sciences / pour nous pécheurs ». Dans le poème suivant, on lit que ces garçons tigrés « se disent dieux pécheurs », que « tous voulaient être le ciel et sa fin » et enfin, qu’« ils se disent nourris de larmes usées ». La pulsion où les couilles tendent à s’élever jusqu’à Dieu procède d’une propulsion, je veux dire d’un désir qui transcende la seule jouissance physique. Les garçons tigrés semblent animés par une quête de l’infini où la souffrance (le mot « douleur » est au cœur du poème) nourrit en quelque sorte leur joie. Le sexe et le péché sont liés, mais la science rédime le pécheur, elle éclaire la mécanique érotique et la dégage finalement du mal. Il n’empêche, la science n’est pas universelle. Dans les mentalités, les vues de l’esprit sont ancrées profondément. Ce que tant de siècles auront porté au pilori (voir les références faites par Roy au « sacrifice de saint Sébastien », aux « organes aux couleurs de Jésus / seul devant ses bourreaux »), un Freud « couché près de nous » et répondant « à nos questions / à propos de la taille réglementaire de nos sexes » ne parvient pas si facilement à l’effacer de l’ardoise, à faire table rase de la part maudite. Roy écrit : « l’Enfer suffisait à peine / aux divinités que nous créons ». Les « garçons trop tigrés » (il conviendrait de se pencher sur ce « trop ») sont de « [b]eaux délinquantes », des « anges déchus / nappant de leur semence / les airs les autels les tatouages ».

On peut voir dans la déchéance de ces anges une sorte de rédemption, de correction, par eux infligée, au dérèglement du monde : une revanche dans l’affirmation glorieuse du désir et de son assouvissement. La profanation de l’autel ne souille pas l’autel, elle sacralise plutôt le sexe des anges. Le poète maudit et ses hordes d’anges déchus se voient ainsi auréolés d’une sainteté comparable à « la grâce de Monsieur Rimbaud ». En passant, aussi rapidement que l’on cligne de l’œil, tout juste après ce dernier vers où apparaît le poète d’Une saison en enfer, je mentionne que Roy cite le vers d’un certain A. R. : « Je suis un fantôme à temps complet ». Ce partage des mêmes initiales entre deux poètes est plutôt amusant.

Louis Aragon : « On veille on pense à tout à rien / On écrit des vers de la prose / On doit trafiquer quelque chose /En attendant le jour qui vient ». André Roy : « Les prochaines dates c’est la nuit ». Le jour qui vient chez Aragon, bien entendu, c’est la nuit à laquelle réfère le vers initial de la première suite, intitulée « Temps éternité ».

Dans Comment allons-nous dorénavant écrire ? Roy écrit des vers où il fait part de ses « rêves royaux » ; il salue ses « amants malades aimés ». Le jour n’est pas loin où « chaque fragment de la Terre / […] terminera sa ronde de nuit ». Mais avant que le rideau final ne s’abatte, il y a fort à parier que Roy aura répondu par la pratique à la question posée par le titre de son dernier recueil, fort à parier que ce dernier ouvrage ne sera pas son dernier. En tout cas, nous y aurons lu des poèmes forts, et fort touchants : « Que voit le petit André / le pauvre poète de Montréal ? » Pour ma part, je crois qu’il voit la vie telle qu’elle est. Le cinéma qu’il s’en fait manifeste une lucidité remarquable, dont est absente toute forme de complaisance : « J’exige un art dont le devoir est de disparaître ».

On lit des poèmes. On y voit des merveilles. Elles nous font mal, elles nous font du bien. On en dit quelque chose. Cela jamais ne suffit. L’approximation de notre lecture n’est peut-être qu’une forme d’invitation. Nos lacunes résonnent comme des appels. De nouveaux lecteurs les combleront.

Publié par Daniel Guénette

Écrivain québécois. Publie ouvrages de poésie (dont Varia au Noroît) et romans (Dédé blanc-bec, etc. à La Grenouillère). Ai enseigné la littérature au niveau collégial. À la retraite depuis 2011. Me consacre à des lectures dont je rends compte sur mon blogue : Blog de Dédé blanc-bec : 4476:HOME:BOLG Notice biographique (voir L'Île : litterature.org) Daniel Guénette est né le 21 mai 1952. Il est originaire de Montréal. Il a vécu son enfance et la majeure partie de son existence dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Après des études en lettres à l’Université de Montréal, où il obtient un diplôme de maîtrise en création littéraire, il enseigne la littérature au cégep de Granby. En 2011, il prend sa retraite après 34 années d’enseignement. À l’aube de la soixantaine, il renoue avec l’écriture qu’il avait cessé de pratiquer durant près de vingt ans. Il produit alors deux recueils de poésie (Traité de l’Incertain en 2013, Carmen quadratum en 2016) et un récit (L’École des Chiens, en 2015). Dans son œuvre antérieure alternaient ouvrages de poésie (3 titres au Noroît, 2 chez Triptyque) et productions romanesques (3 titres chez Triptyque). Ces ouvrages furent publiés entre 1985 et 1996. L’ensemble fut bien reçu par la critique. À l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Triptyque, feu Réginald Martel écrivait : « Et on soupçonne que bien des éditeurs seraient ravis d’inscrire à leur catalogue, parmi quelques auteurs de Triptyque, le nom d’un Daniel Guénette, par exemple. » J. Desraspes a enchanté Jean-Roch Boivin : « Ce roman est un délicieux apéritif, robuste et délicat, son auteur un écrivain de talent et de grands moyens. » Réginald Martel parle d’un roman « qu’on dévore sans reprendre son souffle » ; il salue également la parution des romans qui suivent, se montrant surtout favorable à L’écharpe d’Iris. Pierre Salducci écrit dans Le Devoir un article très élogieux sur ce roman : « L’écharpe d’Iris est une réussite, une petite musique qui nous parle de la nature humaine et qu’on n’arrive pas à oublier. Un roman magnifique, un vrai. Pas un phénomène de mode. Pas un produit branché et périssable. Mais de la littérature. Tout simplement. » L’École des Chiens, qui en 2013 marque le retour de l’auteur au récit, a été commentée de manière positive par divers blogueurs, dont le poète Jacques Gauthier, sur Blogues Église catholique à Montréal : « Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. » Pour sa part, Topinambulle écrit : « Dans ce très beau récit, un homme apprivoise doucement le deuil de son chien. À la manière de Rousseau, Daniel Guénette nous invite à le suivre dans ses promenades, dans les méandres de ses souvenirs, où l'évocation de l'ami fidèle nous servira de guide. »). Dominic Tardif, dans le Devoir, 4 juillet 2015, a rendu compte chaleureusement de ce récit. Il a souligné qu’avec ce dernier, l’auteur avait produit « de la vraie littérature » : « Plus qu’un livre sur un maître et son animal, L’école des chiens célèbre le pouvoir de l’écriture qui, chez Daniel Guénette, n’aspire pas à remplacer l’en allé, mais bien à en continuer la vie. » Recommandé avec enthousiasme à ses téléspectateurs, ce récit a fait l’objet d’un échange de cadeaux à l’émission LIRE présentée sur ARTV. À partir de 1975, l’auteur a collaboré à diverses revues de littérature à titre de poète et de critique. On peut lire ses plus récentes recensions dans la revue Mœbius. Pour l’une d’elles, l’auteur a été finaliste au Prix d’excellence de la SODEP 2016, dans la catégorie Texte d’opinion critique sur une œuvre littéraire ou artistique.

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