Jean-Philippe Gagnon : Philtre : Poésie : Éditions du Noroît : 2021

Sur les rayons d’une bibliothèque, les œuvres sont contemporaines. Peu importe le moment où elles paraissent, elles finissent par échapper au temps : nous les lisons dans l’ordre et le désordre. Aujourd’hui, un roman actuel ; demain, une œuvre de Diderot ou d’Albert Laberge, puis des poèmes de Nicole Brossard. Tout cela pour nous coexiste. Certes, nous lisons dans l’instant présent, mais c’est toujours plus ou moins en voyageant dans le temps. Tu lis actuellement un poème de Saint-Denys Garneau. Tu entameras peut-être dans quelques heures la lecture de La divine comédie.

Même sur le plan de l’écriture, la temporalité tourbillonne, fait des vrilles. Il n’y a pas de mode qui tienne ou fasse réellement date. Comme le personnage de la nouvelle de Marcel Aymé, l’écrivain est un passe-muraille. Il se joue des époques. Un auteur actuel fait songer à un poète du Moyen-Âge. Un Robert Melançon réinvente la Renaissance. Dans son poème se glissent les ombres familières de Jodelle ou de Ronsard. Que sais-je ? Songerait-on à se plaindre d’une montre affichant ici un certain retard ? En réalité, nous le savons, le temps ne fait rien à l’affaire. S’il n’y a pas de retard, il arrive cependant que, non sans orgueil, les avant-gardes mettent en avant ce qui pourtant se trouvait derrière elles bien avant qu’elles ne voient le jour.

Plutôt que de s’embourber dans l’axe de la temporalité, il conviendrait de parler d’espaces communs. Différents écrivains de diverses époques logent à la même enseigne, occupent un même espace où s’observent des similitudes. Des préoccupations morales et sociales ont chez les uns et les autres un même air de famille. Des manières se recoupent, des styles, des esthétiques, des poétiques aussi. Les idées vont dans le même sens. La nature de tel artiste, le caractère de tel autre les font presque jumeaux. Ces esprits occupent un vaste espace où « qui se ressemble s’assemble ». Ainsi, un rapprochement entre l’œuvre d’un Jean-Philippe Gagnon et celle d’un Stéphane Mallarmé ne fait pas rétrograder le premier à un stade antérieur de l’histoire, n’insinue en rien que son travail puisse être caduc ou tributaire du second. Un tel rapprochement est tout simplement basé sur des traits communs et ce que l’on appelle un ressenti, celui du lecteur que je suis.

Quitte à me montrer simpliste, je vais tenter d’être simple. C’est que Philtre est un objet que j’ai un peu de difficulté à saisir. Le mot est à la mode : le ressenti. Pour rendre compte d’une œuvre littéraire, mieux vaudrait sans doute s’en tenir à des faits de discours et de significations, tendre à l’objectivité, décrire des formes, interpréter des significations.

Jeune enseignant, je demandais à mes élèves d’assister à des pièces de théâtre et d’écrire à leur sujet de petites études. Ces dernières étaient simples. Il s’agissait de résumer la pièce en une dizaine de lignes, puis de rendre compte de façon plus substantielle des aspects formels de la pièce, de son langage. S’ensuivait un important volet où était pris en considération le sens ou si l’on préfère le message de la pièce. Finalement, l’élève devait donner brièvement son appréciation personnelle : avait-il aimé ou non la pièce ?

Vieux professeur à la retraite, je m’amuse à lire des recueils de poésie et à les commenter. J’ouvre Philtre et me voici démuni. À quoi cela tient-il ?

J’ai parlé plus haut de Mallarmé, de traits communs. Je dois me rabattre ici sur ces traits, que l’on pourrait appeler les faits textuels. Après tout, Philtre est un recueil de poèmes et, à vrai dire, les plus faciles d’entre eux, même les plus abordables, peuvent présenter quelque coefficient de difficulté. Je relis toujours plus d’une fois les ouvrages que je commente. Or dans le cas de Philtre, la chose a tardé à se produire. Pourquoi ? J’étais comme l’un de mes anciens élèves. Le poète parlait d’une chambre, de fenêtres. Une grange était incendiée. Il y revenait à quelques reprises, de même qu’à une table tournante. Mais ce que je lisais alors me paraissait bien énigmatique. Je n’avais pas de prise sur le texte. Il me semblait crypté. Je n’aurais su « résumer » le recueil ni même préciser le référent de ses poèmes. Malgré tout, malgré ma perplexité, mon appréciation personnelle du recueil était positive. J’aimais vraiment ce que je lisais, mais sans tout à fait le comprendre.

J’attribuai mes difficultés de lecture au lexique employé par le poète. Il y a dans ces pages une abondance de mots rares, recherchés. Leur grand achalandage et mon incurie à saisir immédiatement les significations de tous ces termes étaient responsables d’un hermétisme que du temps de ma jeunesse j’avais moi-même cultivé avec ravissement. Mallarmé, que j’apprendrais à lire dans le Variété de Valéry, est un poète qui a la réputation d’être hermétique. De son hermétisme relatif, je ne me suis pourtant jamais plaint. Je ne me plaindrai pas non plus de la manière de Gagnon, manière sur laquelle je reviendrai.

Mots rares, termes parfois vieillis ou littéraires, comme le népenthès : « Misérable, m’écriai-je, ton Dieu t’a prêté — il t’a envoyé, par ces anges, le répit — le répit et le népenthès dans ta mémoire de Lénore! » Ce mot, je m’en souviens, nous l’aurons lu d’abord chez Edgar Allan Poe ; il se trouve dans « Le Corbeau », traduit ici par nul autre que Stéphane Mallarmé !

Ces mots rares étaient-ils vraiment la cause de mes aveuglements ? À eux seuls étaient-ils responsables de mes difficultés de lecture ? Assurément pas. Du reste, si l’on ne connaît pas la signification des mots suivants, on sait où la trouver : dans un bon vieux dictionnaire. Voici une kyrielle représentative du lexique que l’on retrouve chez Gagnon : écliptique, affouiller, noctuelle, ombelle, acridé, phasme, défixion, magnanerie, désaide, fibule, nouure, effluence, cétoine, filandre, miellat, rostre, psylle … La liste n’est pas exhaustive. On le constate, avec de tels mots, nous sommes à mille lieues de la poésie d’une Marie Noël.

Mais ces mots, si l’on en connaît les significations, le discours qui les enchâsse n’en devient pas forcément plus clair : « sous le cuir d’humus / de mousse / de tourbe // miellat des rostres // caveau solaire … » Le miellat selon Antidote est une substance sucrée que les pucerons élaborent à partir de la sève des végétaux et dont se nourrissent les fourmis et les abeilles. Le rostre, quant à lui, toujours selon Antidote, était dans l’Antiquité un éperon fixé sur les navires romains. En zoologie, le rostre correspond à l’ensemble des pièces buccales allongées et pointues de certains insectes, ainsi qu’à la partie de la carapace de certains crustacés. Le mot désigne aussi la partie saillante et pointue située en avant de la tête de certains poissons (espadon, marlin) et cétacés (dauphin). De nombreux vers dans ce recueil ne contiennent que des mots usuels, dont on se sert fréquemment. Insérés dans la gangue du poème, ils scintillent bien autrement que dans l’ordinaire de nos conversations : « mienne la voix / de l’âne, de l’herbe / du pus de la chienne // le blasphème de l’air // répercute le caillou / muet / inerte sur le plateau / du champ tendu / roulis de l’ivraie ». Aucun de ces mots n’est compliqué. Le poème n’a rien à voir avec un poème de Marie Noël, mais les mots qu’on y voit auraient très bien pu figurer là ou ailleurs, par exemple, dans un poème de Jean-Marc Lefebvre ou Claude Paradis, poètes qui, pourrait-on dire, semblent avoir fait vœu de simplicité et de limpidité.

Les dictionnaires existent, là n’est pas le problème. Du reste, il n’y a pas de problème. Il y a ce recueil et comme tout recueil, il n’a pas été écrit en deux jours. Le lecteur doit lui-même y mettre du temps pour l’appréhender. Dans nul recueil n’entre-t-on comme dans un moulin. Les recueils sont parfois un peu des auberges espagnoles, on y apporte du sien, on doit y mettre parfois de l’effort. Avec Philtre, cet effort s’impose, car le sens n’y glisse pas sur les mots, les phrases ne l’entrainent pas dans le cours aimable d’un tout petit ruisseau de mots. Chaque mot est plutôt un caillou, une noix dont on gagne l’amande en prenant soin de bien l’ouvrir. Chaque mot, même le plus innocent, est soigneusement choisi par le poète. Une écriture aussi méticuleuse commande une lecture tout aussi laborieuse, car enfin, et cela saute aux yeux, notre poète n’écrit pas de manière échevelée, négligemment, de manière automatique. De toute évidence, son poème n’est pas le fruit d’une inspiration débridée. Le lecteur qui s’en rend compte ne peut pas jeter l’éponge en déclarant que ce qu’il lit est insensé, que c’est du n’importe quoi, du délire. Tant de poètes s’abritent derrière la polysémie, la pluralité de sens, afin de justifier cela qui semble plutôt relever d’une certaine absence de sens. On sent que ce n’est pas le cas avec Gagnon, qui assurément est un cérébral, du moins ses poèmes comme le disait Valéry témoignent-ils d’une certaine fête de l’intellect et non de la fameuse faillite de l’intellect que déploraient les surréalistes. Cela ne veut pas dire que dans leur relative froideur, les poèmes de Gagnon tournent le dos au feu et à la douleur, à l’émotion, notamment amoureuse qui à coup sûr les inspire au poète.

Dans un premier temps, afin de démêler ce qui me paraissait un écheveau (paradoxalement finement ordonné), je m’étais rabattu, c’est le cas de le dire, sur le rabat de la couverture où se trouve une présentation du recueil, présentation qui de toute évidence est de la main du poète. Ce n’est qu’après avoir lu à quelques reprises le recueil que je suis à même de la savourer pleinement. Cette brève présentation évoque cela même qu’évoquent les poèmes du recueil. Elle constitue un commentaire redoublant le recueil de manière quasi mimétique, je veux dire dans un style lui-même marqué par un très haut degré de précision abstraite : « Ces poèmes aspirent dans une succession de fenêtres qui réfléchissent, tremblant encore de sa présence, les visages sombres d’une aimée : voix initiante, foyer de la course, douceur des gerbes. Dans la buée d’un crime ancien. Est-ce d’écrire ? » On aura compris que c’est d’amour qu’il s’agit. Or ce ne sont pas tout à fait des poèmes d’amour qu’on lira ici, du moins du genre fiévreux où se complaisent les amours adolescentes ou naissantes.

J’ai parlé de difficultés de lecture. Voilà un commentaire qui oblitère par trop la beauté de ce recueil. Mais avant d’y venir, quelques dernières observations relatives au style de l’auteur s’imposent. Nous avons écarté le lexique savant, il ne joue qu’un petit rôle dans l’hermétisme du recueil. Voyons ce qui le suscite davantage. Le blanc, encore une fois mallarméen, dans des poèmes qui sans emprunter au « Coup de dés » y font tout de même un peu songer, va de pair avec une un grand nombre d’ellipses, de silence entre les mots, à quoi s’ajoute une syntaxe non pas contournée, mais elle-même ouvrée. Enfin, des mots posés çà et là reviennent et signalent une insistance, subtile, jamais criante : mais jettent-ils suffisamment de lumière sur le propos ? Ce sont comme des cailloux semés par le poète et dont le lecteur doit suivre la piste. Ce mot, par exemple, « magnanerie », qui désigne un endroit où l’on fait l’élevage des vers à soie, fait écho aux premiers vers du recueil : « le corps drapé, le cœur / emmailloté / dans son suaire ». Ce premier poème se termine justement ainsi : « — la commotion / d’un ver à soie ». Plus loin dans le recueil, nous pouvons lire : « un ver seul filant / le drap terreux, la cage / thoracique s’excave ».

On me dira : « Oui, mais, à quoi tout cela rime-t-il ? »

Faut-il le deviner ? Des exégètes sauraient répondre mieux que moi. Et si je me borne à déclarer que tout cela me paraît solide et pertinent, qu’aurai-je à apporter pour étayer un tel jugement ? Au moins, puis-je me réfugier, un peu facilement il est vrai, derrière la beauté que je découvre dans les vers de Jean-Philippe Gagnon. J’y vois des trouvailles : « plus sourde / en moi que le frisson / d’un galet nu ». J’admire de nombreux vers, sans toujours en saisir la portée : reine d’euphorbe / des gentianes / des plus humbles fleurs des champs, reine / de thrènes, d’acanthes reines / de caveaux, toute poussière, la treille / rouille — de sève reine — la rivière, suivant / cette idée ». Ou encore ceux-ci : « et le vaste voile / pulsant d’étoiles sur le grain / frémissant de ma peau jusqu’à / ce qu’au surgir du taillis tu dévales / la pente / et me chauffes dans tes bras ». Je lis des poèmes tous plus précis les uns que les autres dans leur rythme et leur diction. Certains, pour ne pas dire la plupart, laissent place à l’imagination du lecteur, mais toujours l’on sent qu’avec plus d’application il serait possible d’accéder moins approximativement à la « pensée » du poète. Décidément, ce dernier me semble habiter le territoire des symbolistes. Nerval, que cite Gagnon en exergue du recueil, tout comme Mallarmé, a écrit des poèmes que nous nous plaisons à relire souvent, bien qu’ils demeurent passablement insaisissables, et peut-être justement en raison de ce caractère mystérieux. Ceci de Nerval : « Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé, / Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie, / La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé, /Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie. » Dans le rabat, nous pouvons lire que le poème « tend au merveilleux. » Un philtre inspire l’amour. Ce recueil n’y échappe pas, qui inspire l’amour de la poésie, laquelle est trop souvent bien mal-aimée.

Dans un recueil où le poème se fait souvent nominal — le verbe ordinairement étant au cœur de la phrase ce qui principalement lui insuffle du sens — il y a un poème particulièrement admirable. Il installe une atmosphère on ne peut plus féerique, voire doucement érotique. Il me fait songer à la musique d’un Debussy; un tableau impressionniste l’illustrerait magnifiquement. Il diffère de plusieurs autres poèmes du recueil en cela qu’il nous livre une scène sans que rien ne la voile. Les amoureux du recueil nous semblent ici bien vivants. Je veux prendre congé en le citant dans son entièreté; je sais qu’en disant que je le trouve beau, je ne dis rien de très éclairant, mais on en conviendra : la beauté, ce n’est tout de même pas rien.

viens avec moi, me

dis-tu, de tes yeux qui

flamboient comme deux météores, tandis

qu’on remonte le courant, d’une pierre lisse

à l’autre, entre les branches

basses moussues, les ossements délavés,

les fûts, les troncs écorcés ; l’entrechoc sous

nos pas, le silex d’un seul cœur

aiguisé dans la marche, jusqu’à ce que tu t’arrêtes

émue dans ton silence : une profonde

forêt ; et l’on reprend

le fil, l’escalade plus

haut à en perdre ha

leine, vers la source une

étreinte, où tu te donnes à moi

sur un tapis humide, l’eau de lune

rougeoie, ses faisceaux tour-

noyant comme un joyau

secret — lit d’un doux rou-

coulement.

Publié par Daniel Guénette

Écrivain québécois. Publie ouvrages de poésie (dont Varia au Noroît) et romans (Dédé blanc-bec, etc. à La Grenouillère). Ai enseigné la littérature au niveau collégial. À la retraite depuis 2011. Me consacre à des lectures dont je rends compte sur mon blogue : Blog de Dédé blanc-bec : 4476:HOME:BOLG Notice biographique (voir L'Île : litterature.org) Daniel Guénette est né le 21 mai 1952. Il est originaire de Montréal. Il a vécu son enfance et la majeure partie de son existence dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Après des études en lettres à l’Université de Montréal, où il obtient un diplôme de maîtrise en création littéraire, il enseigne la littérature au cégep de Granby. En 2011, il prend sa retraite après 34 années d’enseignement. À l’aube de la soixantaine, il renoue avec l’écriture qu’il avait cessé de pratiquer durant près de vingt ans. Il produit alors deux recueils de poésie (Traité de l’Incertain en 2013, Carmen quadratum en 2016) et un récit (L’École des Chiens, en 2015). Dans son œuvre antérieure alternaient ouvrages de poésie (3 titres au Noroît, 2 chez Triptyque) et productions romanesques (3 titres chez Triptyque). Ces ouvrages furent publiés entre 1985 et 1996. L’ensemble fut bien reçu par la critique. À l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Triptyque, feu Réginald Martel écrivait : « Et on soupçonne que bien des éditeurs seraient ravis d’inscrire à leur catalogue, parmi quelques auteurs de Triptyque, le nom d’un Daniel Guénette, par exemple. » J. Desraspes a enchanté Jean-Roch Boivin : « Ce roman est un délicieux apéritif, robuste et délicat, son auteur un écrivain de talent et de grands moyens. » Réginald Martel parle d’un roman « qu’on dévore sans reprendre son souffle » ; il salue également la parution des romans qui suivent, se montrant surtout favorable à L’écharpe d’Iris. Pierre Salducci écrit dans Le Devoir un article très élogieux sur ce roman : « L’écharpe d’Iris est une réussite, une petite musique qui nous parle de la nature humaine et qu’on n’arrive pas à oublier. Un roman magnifique, un vrai. Pas un phénomène de mode. Pas un produit branché et périssable. Mais de la littérature. Tout simplement. » L’École des Chiens, qui en 2013 marque le retour de l’auteur au récit, a été commentée de manière positive par divers blogueurs, dont le poète Jacques Gauthier, sur Blogues Église catholique à Montréal : « Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. » Pour sa part, Topinambulle écrit : « Dans ce très beau récit, un homme apprivoise doucement le deuil de son chien. À la manière de Rousseau, Daniel Guénette nous invite à le suivre dans ses promenades, dans les méandres de ses souvenirs, où l'évocation de l'ami fidèle nous servira de guide. »). Dominic Tardif, dans le Devoir, 4 juillet 2015, a rendu compte chaleureusement de ce récit. Il a souligné qu’avec ce dernier, l’auteur avait produit « de la vraie littérature » : « Plus qu’un livre sur un maître et son animal, L’école des chiens célèbre le pouvoir de l’écriture qui, chez Daniel Guénette, n’aspire pas à remplacer l’en allé, mais bien à en continuer la vie. » Recommandé avec enthousiasme à ses téléspectateurs, ce récit a fait l’objet d’un échange de cadeaux à l’émission LIRE présentée sur ARTV. À partir de 1975, l’auteur a collaboré à diverses revues de littérature à titre de poète et de critique. On peut lire ses plus récentes recensions dans la revue Mœbius. Pour l’une d’elles, l’auteur a été finaliste au Prix d’excellence de la SODEP 2016, dans la catégorie Texte d’opinion critique sur une œuvre littéraire ou artistique.

3 commentaires sur « Jean-Philippe Gagnon : Philtre : Poésie : Éditions du Noroît : 2021 »

  1. Du grand Daniel: «Il arrive cependant que, non sans orgueil, les avant-gardes mettent en avant ce qui pourtant sr trouvait derrière elles bien avant qu’elles ne voient le jour». …«d’un hermétisme que du temps de ma jeunesse j’avais moi-même cultivé avec ravissement». «Chaque mot est plutôt un caillou, une noix dont l’on gagne l’amande en prenant soin de bien l’ouvrir».
    Quelle délicatesse, quel soin tu prends pour nous inviter à lire et aimer ce poète à la main si peu tendue. Mais la beauté et le sens ne se trouvent qu’au bout de l’effort, qu’avec la tenace collaboration du lecteur, comme tu ne cesses de nous le rappeler.

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  2. La bienveillance et la confiance dont tu fais sans cesse preuve, malgré l’hermétisme de certains auteurs, me plait bien et, à mon avis, témoigne de ton immense respect pour tous ces poètes innovateurs ou chercheurs.

    Aimé par 1 personne

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