Alain Cuerrier : Tout repose : Poésie : Éditions du Noroît : 2015

Une petite réflexion avant d’en venir à cet ouvrage. Elle a trait à sa date de parution et au fait qu’il en soit aujourd’hui question. Il y a lieu de s’interroger. Cela date. Ne devrions-nous pas passer à autre chose ? Tourner la page ? Ouvrir un recueil plus récent ?

Quand je dis qu’il est question aujourd’hui de ce recueil, je ne dis pas qu’il en est « encore » question. Rabâcher les mêmes choses, j’en conviens, cela serait lassant et ne présenterait aucun intérêt. Mais à ce que je sache, Tout repose n’a pas donné lieu à une pléthore de recensions. Je devrais sans doute plutôt dire qu’il n’en est question qu’aujourd’hui « seulement ». Je ne mènerai pas d’intensives recherches dans les revues de poésie ou de littérature afin de débusquer « le » ou les quelques commentaires qu’on a pu lui consacrer. Je me borne à constater que d’excellents ouvrages passent à peu près inaperçus et qu’il est des auteurs discrets qui, ne faisant guère de bruit, poursuivent leur petit bonhomme de chemin dans le plus grand anonymat ou presque.

Quitte à l’en sortir un peu malgré lui, je juge bon d’accompagner Cuerrier durant un bref moment sur les sentiers de la création de son ouvrage, sur la route de ses poèmes.

 Six années nous séparent du moment où ce recueil a vu le jour. En poésie, ce n’est rien. Dans la culture pop, c’est presque une éternité, les modes se succédant à un train d’enfer et l’époque sur elles imprimant sa marque de manière forte et indélébile. Si bien que l’air d’une chanson qui nous fit danser il y a quelque vingt ans nous replonge dans nos souvenirs et parfois nous attriste. Or un poème, surtout si l’on vient tout juste d’en faire la découverte, est comme toujours fraîchement sorti de son œuf.

Lire Tout repose maintenant, le découvrir aujourd’hui, le faire revivre sous nos yeux, c’est se tenir dans l’immédiat. Dans l’immédiat de la condition humaine, dans ce qui est sa permanence, car, en effet, là où nous arrivons à la vie, là où durant un bref moment nous vivons, c’est pour voir partir au loin nos êtres chers et assurément aller bientôt les rejoindre.

Dans Tour repose, le poète assiste à une agonie, il accompagne sa mère dans ses derniers moments de vie. Son recueil témoigne du passage qui la fait quitter l’ici pour l’ailleurs. Même en l’absence d’une quatrième de couverture ou d’un avant-propos explicitant la démarche du poète, les choses par elles-mêmes sont tout à fait claires, le livre étant ainsi fait qu’il se suffit à lui-même, est en soi complet. Il fournit suffisamment d’éléments pour que le lecteur ne reste pas en peine, dans le vague. En ce sens, nous pouvons affirmer que Cuerrier se soucie du lecteur. Il ne le prend ni par la main ni ne cherche à le semer dans une forêt de signes impénétrables. Mais à cette particularité de l’écriture et de la manière de Cuerrier, à sa ligne claire, je m’arrêterai plus loin. Ce sera pour commenter alors  « la plus brève parole », laquelle est à mon avis la caractéristique principale du discours poétique de Cuerrier. Pour l’heure, constatons que dès l’ouverture, grâce à l’exergue, le sujet est parfaitement posé. Alain Cuerrier y traduit les vers d’Else Lasker-Schüler : « La chandelle brûle sur la table / Pour ma mère la nuit entière — / Pour ma mère … // Mon cœur brûle sous mon omoplate / La nuit entière / Pour ma mère … »

Et si le lecteur, une fois refermé le livre, en venait encore à se demander qui est le « tu » auquel s’adresse le poète, le mot de la fin, laissé à Gilles Archambault, ne laisse aucun doute sur ce sujet, c’est bel et bien à sa mère que s’adresse le poète. Archambault écrit : « Que savons-nous des êtres ? De sa mère, rien qui soit certain. On l’a admirée, on déplore sa mort. On ne peut rien ajouter. »

Ces mots, et tout particulièrement cette dernière phrase, « On ne peut rien ajouter. », voilà qui clôt assez merveilleusement, sans tambour ni trompette, un recueil qui a le mérite de suggérer beaucoup. En effet, le poète opte pour la litote, pour le « moins » qui heureusement dit le tout. J’en veux pour preuve cette ouverture et cette fermeture du recueil, cette manière de l’enclore si parfaitement entre deux citations qui se répondent et qui répandent leurs lumières tantôt sur ce qu’on lira, tantôt sur qu’on vient tout juste de lire.

Il me semble que dans Tout repose, le temps dure l’espace d’une chandelle. Une fois celle-là consumée, la fumée tout comme l’âme s’élève. Durant ce laps se sera écoulé le temps bref d’une nuit de veille. Cette nuit est peut-être une nuit réitérative, courant sur plusieurs nuits de suite, mais nuit après nuit, elle creuse son trou d’ombre et de froidure à travers les mois de janvier, février et mars. Elle est la nuit de la présence qui perdure, de la commune présence : la présence de ce celui qui accompagne, la présence de celle qui s’absente.

Nous sommes dans une chambre avec le poète et sa mère alitée. Il est assis dans un fauteuil. En silence, il dialogue avec sa mère. Celle-ci est désormais une femme de peu de mots, de douleurs atroces, alors que son corps « enfermé dans la morphine / s’apaise    peu à peu. »

Une chandelle éclaire la scène. La taille de cette chandelle tout doucement diminue. Telle une âme, elle s’envole lentement en fumée. Il s’agit de la chandelle mentionnée dans les vers mis en exergue au tout début du recueil. Elle donne lieu à un très beau poème : « Ce n’était plus / autour de nous / que taillis de noirs / et de ronces. // Tout navigue / dans ce siècle / fauché par la fatigue. // Tristesse où nous cheminons seuls / une chandelle en guise d’adieu / et le bruit du cœur / en partage. »

Dans cette chambre, il y a des mots, des échanges, des gestes aussi sur la nature desquels nous reviendrons. Mais c’est surtout le silence qui règne, tandis que la neige tombe sur la ville et que la fenêtre se couvre d’un givre qui en vient à givrer le langage lui-même, à le réduire au silence : « Tu dis très peu » : « Le givre isole / les mots que j’écris. » : « Tes lèvres remuent » : « Ta voix égrène / le désarroi. » : « je caresse la montée / des chuchotements noirs. // Mes paroles s’échouent / dans les herbes funèbres. » : « La connaissance du mal te muselle / dans une saison jamais atteinte. » : « Paroles à peine échangées / sous l’ombre imparfaite / des mains attristées. » : « Le chagrin naît / de ce qui n’a pas été dit. »

La mère dit si peu qu’à la fin, elle se tait tout à fait et sera ainsi désignée : « la muette ». Le silence aura marqué le terme de son voyage au bout de la nuit. À la lueur qui provenait d’une chandelle éclairant tout faiblement la chambre succédera la lueur de la lune. Ç’aura été plus tôt dans le récit, une lune dont « la clarté docile aura apposé « un baiser amer à [la] cicatrice » de la vieille femme.

Alors que celle qui s’absente entre dans un autre paysage, dans un autre espace, la lune se manifeste. Le poème est très beau qui montre cet avènement fatal : « Lune / ton ombre scintillante circule / dans la mendicité nocturne. // Tu guides la muette sur l’éclaircie / où s’attarde une parole conciliante. // Nos mots baptisent / le temps de l’oubli. »

Ce terme, le verbe « baptiser », propre dans le discours religieux à authentifier une arrivée au monde, comme dans la figure de l’hypocorisme où se substitue le terme de l’injure au mot affectueux, en inversant alors du tout au tout sa signification première — mais c’est là une autre affaire, qui a cours au cœur de l’enfance, lorsque la mère, par exemple, dorlote son tout-petit en le traitant de vilain monstre — ce mot, dis-je, « baptiser », laisse entendre cela qui se situe à l’extrême opposé de la naissance, soit une extrême-onction, et il est donc référé avec lui à un rite de passage signalant non pas une entrée, mais bien au contraire une sortie hors de l’existence, bref un départ définitif.

Cette extrême-onction, je la vois aussi à l’œuvre dans des passages de tendresse apaisante, celui où par exemple « une brise a couché son visage / sur [les] genoux » de la mère. Ou encore, lorsqu’une « ombre pose sa main / sur [son] front. » Ce rite, ou son équivalent, autre moment de recueillement, je parle ici de la communion, m’apparaît également dans le passage suivant : « Une grâce titubante te touche / le pain t’est accordé / ce baume tardif / la rose dépliée. »

Dans notre Québec contemporain, à l’heure où râle et agonise la foi d’un peuple, cette foi disparaissant avec la disparition des dernières têtes chenues, celles de la génération de nos parents si nous avons plus de soixante-ans, longtemps, mais à vrai dire encore aujourd’hui, la mort a été pensée non pas comme une fin, mais comme un commencement. C’est un peu ce qu’exprime une citation d’Hölderlin au mitan du recueil : « Vivre est une mort, et la mort elle aussi est une vie. »

Cuerrier adopte, qu’il y souscrive ou non, le point de vue de la moribonde. Il la représente telle qu’en elle-même, et le mot prière, ceux d’âme et d’ange correspondent respectueusement à l’univers de sa vieille mère. S’y conformer relève de la plus pure piété filiale. Un poème magnifique, un parmi tant d’autres, « chante » tout doucement le dernier passage, celui de vie à trépas : « La lumière de mars / envahit ton corps. // Ton âme telle une étoile / a laissé sur ton front / une goutte de clarté. // Le poids des transparences / vide son sel sur ma langue. »

Sur la page suivante, nous lisons, mais, est-ce le même poème ? Je reviendrai plus tard sur cette question dont la pertinence me paraît discutable : « L’ange reposé de ta face / suspend son vol à midi. // Au-dessus de ton corps flotte / le chaud silence de ton haleine / pierre taillée dans l’attente // Ton âme implore la garde céleste. »

« Ton âme implore la garde céleste. »

Le poète est présent. Il écrit de belles choses. Il n’occulte pas les moins belles. Sur son grabat, l’âme ne fait pas qu’implorer doucement la garde céleste. Sa douleur et son désarroi la conduisent par moments à exprimer sa colère, à manifester son impatience, à brusquer le silence dont alors elle émerge. C’est la rage du combattant qui la fait agir ainsi, un dernier sursaut de révolte et de profond mécontentement. Comme si « la perdrix désorientée » ne savait plus tenir sa langue, ne savait plus se tenir : « ta patience s’obscurcit » : « Dans le mutisme et la peur / tes cris enchaînent à ta bouche / de vains récitals. » : « L’insistance d’un vœu / monte en toi / d’une violence / qui t’égare. »

Dans le plus extrême dénuement, « Tu pointes l’appareil les tubes / le pouls liquide du goute à goutte. // Ton bras retombe / dans l’incalculable. » Ici sont décrits les gestes de la fin, leur impuissance, leur faiblesse, leur fébrilité : l’étonnement de la moribonde égaré dans un monde qui désormais se limite à ce dernier décor. Elle pose le regard sur ces objets étranges qui l’entourent, objets, appareils cliniques, médicaux, dont elle saisit vaguement, quoique sans doute clairement aussi, le sens, la direction dans laquelle ils lui disent qu’elle s’en va. Et alors dans sa grande lassitude, son « bras brisé / retombe sous la fièvre / dans un étau d’oubli. »

Dans cet ultime décor où se pointe la mort : « Tu me demandes / si nous sommes le jour ou le soir », Cuerrier saisit et montre très bien cette fragilité de l’esprit à laquelle se trouve réduit le moribond, ici sa mère. Il lui répond avec des mots qui « cliquettent / sur le bord du vide. » C’est qu’il est dix-sept heures cinq et, désormais, un peu trop tard pour entrer dans les détails techniques de la temporalité, dans les nuances trop complexes qui marquent le temps, alors que le temps n’a aucun égard pour son écoulement, pour celle qu’il entraîne à sa perte, pour ses derniers grains qui s’écoulent dans le sablier. Le temps s’étend uniment dans l’espace de la maladie et de l’agonie. Ce temps, je l’ai dit, est celui d’une longue nuit, ce qui revient à dire que c’est le temps du « jour où le rêve replia ses ailes » (Rabah Belamri).

Ce recueil est profondément beau. Il est tout plein de subtiles ramifications, de thèmes qui s’entrecroisent finement dans un tissu tissé serré, avec légèreté, de manière aérée. La parole du poète ne pèse pas, elle n’appuie pas lourdement, se pose plutôt en douceur sur la page.

La manière de Cuerrier fait la part belle à la sobriété : « Dans la plus brève parole / le plus grand désert. » Ces vers me semblent évoquer le peu de mots de la moribonde; ils expriment une bien triste réalité. Celui ou celle qui agonise à petit feu, à la toute fin est impuissant à communiquer, à tenir de longs discours. Ses soupirs sont des amorces de mots, ses phrases s’évasent et rarement ne parviennent à leur fin : « Ta parole se prolonge / en une eau habillée d’absence. »

« Dans la plus brève parole / le plus grand désert. » Je veux détourner ces vers de leur cours premier, car ils révèlent à mon sens la manière de Cuerrier; ils correspondent à son esthétique ou plutôt à sa poétique; ce poète ayant beau écrire de très beaux poèmes, l’esthétique chez lui me semble secondaire. Au-delà de la beauté, il poursuit tout autre chose, ayant vraiment quelque chose à dire.

Sa poétique est donc affaire de brièveté. De l’écriture toute en retenue de Cuerrier ne résulte pas, ne résulte jamais  une relative absence de sens. Sa parole brève n’exprime pas un désert ou de la vacuité, elle exprime le contraire d’un désert. Elle signifie quelque chose : elle dit beaucoup. La litote selon certains serait l’apanage des écrivains de tendance classique. Étant ennemie de l’outrance et de l’abondance, elle permet d’éviter le trop. Chez elle, si cela se trouve, ne peut excéder qu’un abus de concision; l’ellipse en certains cas creusant de l’absence au cœur du poème. Cet écueil, Cuerrier sait l’éviter. À vrai dire, il ne se heurte à aucun des nombreux écueils que la poésie met sur la route d’un poète.

Il y a six ans, le Noroît a publié ce magnifique recueil. Très souvent, un ouvrage de poésie meurt dans les jours suivant sa parution. La plupart du temps, il disparaît sans avoir suscité le moindre écho. Des proches et des amis félicitent l’auteur, mais la chose prend vite aux yeux de ce dernier un petit air décevant de lettre morte.

J’ai la naïveté d’espérer que ce livre trouvera de nouveaux lecteurs. En poésie, si les anciens demeurent nos contemporains, à plus forte raison, nos contemporains ne deviennent pas du jour au lendemain des anciens qu’on néglige alors bêtement de fréquenter. On ne doit pas jouer à nos contemporains le mauvais tour de les prendre trop tôt pour des morts.

En lisant Tour repose, il m’est arrivé de penser que ce très bel hommage posthume, la mère du poète en aurait été vivement émue. Elle n’aurait peut-être pas compris tous les vers du recueil, mais il me semble que c’est une grande qualité que celle de la clarté, ici partout régnante ou peu s’en faut.

Bien sûr, il y a de la nuit dans Tout repose, mais ce poème — je dis poème, car page après page, c’est bien d’un seul et même poème qu’il s’agit, tant l’unité de cet ouvrage est grande — dans ce poème, dis-je, ce qui prédomine, c’est la lueur d’une chandelle, la toute bienveillante clarté de la lune, ainsi que la douce lumière d’un amour filial.

Publié par Daniel Guénette

Écrivain québécois. Publie ouvrages de poésie (dont Varia au Noroît) et romans (Dédé blanc-bec, etc. à La Grenouillère). Ai enseigné la littérature au niveau collégial. À la retraite depuis 2011. Me consacre à des lectures dont je rends compte sur mon blogue : Blog de Dédé blanc-bec : 4476:HOME:BOLG Notice biographique (voir L'Île : litterature.org) Daniel Guénette est né le 21 mai 1952. Il est originaire de Montréal. Il a vécu son enfance et la majeure partie de son existence dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Après des études en lettres à l’Université de Montréal, où il obtient un diplôme de maîtrise en création littéraire, il enseigne la littérature au cégep de Granby. En 2011, il prend sa retraite après 34 années d’enseignement. À l’aube de la soixantaine, il renoue avec l’écriture qu’il avait cessé de pratiquer durant près de vingt ans. Il produit alors deux recueils de poésie (Traité de l’Incertain en 2013, Carmen quadratum en 2016) et un récit (L’École des Chiens, en 2015). Dans son œuvre antérieure alternaient ouvrages de poésie (3 titres au Noroît, 2 chez Triptyque) et productions romanesques (3 titres chez Triptyque). Ces ouvrages furent publiés entre 1985 et 1996. L’ensemble fut bien reçu par la critique. À l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Triptyque, feu Réginald Martel écrivait : « Et on soupçonne que bien des éditeurs seraient ravis d’inscrire à leur catalogue, parmi quelques auteurs de Triptyque, le nom d’un Daniel Guénette, par exemple. » J. Desraspes a enchanté Jean-Roch Boivin : « Ce roman est un délicieux apéritif, robuste et délicat, son auteur un écrivain de talent et de grands moyens. » Réginald Martel parle d’un roman « qu’on dévore sans reprendre son souffle » ; il salue également la parution des romans qui suivent, se montrant surtout favorable à L’écharpe d’Iris. Pierre Salducci écrit dans Le Devoir un article très élogieux sur ce roman : « L’écharpe d’Iris est une réussite, une petite musique qui nous parle de la nature humaine et qu’on n’arrive pas à oublier. Un roman magnifique, un vrai. Pas un phénomène de mode. Pas un produit branché et périssable. Mais de la littérature. Tout simplement. » L’École des Chiens, qui en 2013 marque le retour de l’auteur au récit, a été commentée de manière positive par divers blogueurs, dont le poète Jacques Gauthier, sur Blogues Église catholique à Montréal : « Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. » Pour sa part, Topinambulle écrit : « Dans ce très beau récit, un homme apprivoise doucement le deuil de son chien. À la manière de Rousseau, Daniel Guénette nous invite à le suivre dans ses promenades, dans les méandres de ses souvenirs, où l'évocation de l'ami fidèle nous servira de guide. »). Dominic Tardif, dans le Devoir, 4 juillet 2015, a rendu compte chaleureusement de ce récit. Il a souligné qu’avec ce dernier, l’auteur avait produit « de la vraie littérature » : « Plus qu’un livre sur un maître et son animal, L’école des chiens célèbre le pouvoir de l’écriture qui, chez Daniel Guénette, n’aspire pas à remplacer l’en allé, mais bien à en continuer la vie. » Recommandé avec enthousiasme à ses téléspectateurs, ce récit a fait l’objet d’un échange de cadeaux à l’émission LIRE présentée sur ARTV. À partir de 1975, l’auteur a collaboré à diverses revues de littérature à titre de poète et de critique. On peut lire ses plus récentes recensions dans la revue Mœbius. Pour l’une d’elles, l’auteur a été finaliste au Prix d’excellence de la SODEP 2016, dans la catégorie Texte d’opinion critique sur une œuvre littéraire ou artistique.

2 commentaires sur « Alain Cuerrier : Tout repose : Poésie : Éditions du Noroît : 2015 »

  1. Tu en fais un classique, un éternel. «…Un poème, surtout si l’on vient juste d’en faire la découverte, est comme toujours fraichement sorti de son oeuf».
    Très touché par tes annotations. «Le temps dure l’espace d’une chandelle…Une fois celle-là consumée, la fumée tout comme l’âme s’élève».
    «La présence de celui qui accompagne, la présence de celle qui s’absente».
    Avec raison selon moi la fumée de la chandelle de Cuerrier t’a envoûté et tu m’incites beaucoup à le lire.

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