Marie-Hélène Sarrasin : Nos banlieues : Poésie : Écrits des Forges : 2020

Mine de rien, malgré son intitulé évoquant l’une des formes les plus extrêmes de la banalité et, pour plus d’un, l’incarnation même de l’ennui, ce recueil dont les poèmes semblent écrits à ras le sol est tout sauf banal, tout sauf ennuyant. Si, comme je l’ai fait, on l’ouvre d’abord par le milieu, pour n’en lire distraitement que des extraits, l’on croit tout bêtement avoir affaire à l’inventaire des petites misères d’une banlieusarde. Il n’en est rien. Nulle banlieusarde esseulée ne fait ici entendre ses lamentations. Que Marie-Hélène Sarrasin ait elle-même connu ou non l’expérience de la vie en banlieue, cela ne nous concerne pas. Chose certaine, elle en parle en connaissance de cause et force est de constater que le regard qu’elle pose sur la banlieue est franchement convaincant. À vrai dire, l’auteure propose une fine analyse non seulement de la banlieue, mais également de notre société.

Ce n’est pas une subjectivité qui s’exprime dans ces poèmes. On n’y lira pas les états d’âme d’une petite bourgeoise en mal d’existence. Si le terme a un sens, il n’est en rien exagéré d’avancer que nous sommes avec ce recueil réellement en présence de ce qu’est une « poésie objective ». La poète rend compte d’un objet, non uniquement à travers ses manifestations matérielles : maisons, jardins, clôtures, piscines, arbres et pylônes électriques, mais également dans ses dimensions spirituelles, en ce sens où des âmes y séjournent et y sont psychiquement confrontées à de la réalité. Il n’y a pas de « je » dans ces poèmes, pas ou très peu de lyrisme, pas de débordements. Il y a plutôt un « vous », puis un « nous ».

D’abord, le lecteur est mis en présence d’un « vous » auquel s’adresse un émetteur invisible, innommé. Le premier vers du recueil, comme déjà précédé par un discours et poursuivant sur sa lancée, se lit comme suit : « et vous découvrez de vieilles chimères ». Les chimères sont chose immatérielle. Or je dois d’emblée faire valoir que ce recueil se caractérise par son parti pris non pas des choses, mais de notre existence parmi elles ; je prends soin maintenant de le préciser. Ne l’occultons pas : des présences habitent au cœur des choses. L’auteure nous le rappelle. En compulsant les divers objets du quotidien, l’âme dans le vide qu’elle peut ressentir est confrontée à elle-même. Elle prend conscience de sa réalité, elle est à même de constater que de vieilles chimères avec le temps ont été dévaluées, que de beaux rêves se sont disloqués, anéantis, pourrait-on dire, hélas ! par la force des choses.

Ces chimères, pures émanations de l’esprit, s’incarnent dans des objets : elles sont « pliées au fond de l’armoire ». Il y a là de l’enfermement, de l’étouffement. Ces choses sont parfois dissimulées dans des tiroirs ; les êtres se terrent dans leur jardin, s’isolent dans leur maison. Une petite strophe, en apparence anodine, comme celle ouvrant le recueil, semble innocente. Elle dit pourtant beaucoup et résonne à travers le reste recueil, puis sera reprise à la fin, car ce recueil est construit, pensé, sa matière y est organisée : « et vous découvrez de vieilles chimères/pliées au fond de l’armoire/vous ne savez plus très bien/ce qui vous a pris/ce que vous cherchiez/derrière les lourdes couvertures d’hiver ».

Bon, se dira-t-on, c’est là du déjà-vu, de la poésie au quotidien, celle de l’intime, de la chambre close et des fenêtres. Nous aurons droit à tous les clichés de la petite vie. Mais avons-nous réellement porté attention à ce déjà-vu qui saute tellement aux yeux qu’on finit par ne plus le regarder ? En vérité, la poète me paraît bien subtile, qui semble s’enclore dans les limites de la banlieue qu’elle « décrit » et qu’elle « décrie » également. À vrai dire, elle excelle à donner du relief à l’insignifiance. Ses vers, pour la plupart cloués « au ras du sol », finissent par tenir des propos de réelle élévation. Mais cela non plus ne saute pas aux yeux. Car d’abord, il nous semble lire une version non dramatique, non théâtrale de la pièce du tandem formé naguère par Saia et Meunier : « nous regardons de tous côtés/admirons vos gazons verts/lustrés comme des miroirs/nous reconnaissons nos rêves/tapissés de la même pelouse//quand les juges défilent pour le concours/nous avons engraissé les racines/taillé nos peaux/mortes à nos pieds//nos courbettes/souveraines/impressionnent les passants ». On retrouvera plus loin ces juges, ce sera « le comité du paysage », ils sont corrompus, du moins selon ceux qui au comble de la frustration ne remportent que le deuxième prix.

C’est donc à peu près le même univers que dans Les voisins, mais sans les gags, sans l’humour absurde et les facéties. Non, ce n’est pas drôle. Toutefois, malgré la douceur de la charge, se manifeste une certaine ironie, une forme de dénonciation et de revendication. C’est que les chimères annihilées n’ont peut-être pas dit leur dernier mot. Ce qui motive l’écriture de Nos banlieues, il se pourrait que ce soit le désir de maintenir le désir en vie, malgré l’oppression qu’exerce sur lui le désert, malgré le vide que représente et impose la banlieue.

Dans la première partie, l’auteure nous met comme je l’ai déjà mentionné en présence d’un « vous ». Ce pronom désigne à la fois un individu et un regroupement, à la fois le particulier et le général. Mais ce « vous » est assez âgé pour avoir remisé des vieilleries, assez âgé pour avoir enfoui au fond de sa mémoire des souvenirs plus ou moins obscurs. Le premier poème est plutôt sombre. Un profond pessimisme le traverse : « vous aviez oublié la douleur/sous le vernis/les grimaces fardées/les chutes chorégraphiées/sur une musique banale ». On y voit esquissés certains des thèmes que développe le recueil : le « vernis » des conventions, la banalité, ici de la musique, mais également la chute : « vous assistez à votre propre mort ».

Comme le dit très bien l’auteure dans ce poème, « le quotidien craque ».

C’est le quotidien de surface, le quotidien de la vie superficielle dans ce qu’elle a de plus souffrant, car nos chimères sont en proie aux mites qui les détruisent jour après jour, et les cachets que nous avalons pour masquer notre douleur n’y changeront rien. C’est un peu la vie de ces beautés désespérées que présente la célèbre télésérie : « vous pensez au souper/le saumon met en valeur/vos talents de chef/on vous applaudira à table/on relèvera votre technique/et la sauce ». Ce « et la sauce » ajoutant ici du piquant au propos de la poète, faisant à tout le moins sourire. Une bien belle fantaisie est à l’œuvre dans plusieurs poèmes du recueil.

Parmi des vers qui « nous clouent au ras du sol », et qui justement le font en vertu du prosaïsme de l’existence qu’ils ont charge de mettre en évidence, d’autres dans le recueil s’élèvent et manifestent une expression poétique plus enlevante. Mais le propos de l’auteure nécessite de sa part une approche davantage terre-à-terre ; pour dire le degré zéro de l’être mis à plat par la vie de conformité qu’il mène, les mots doivent s’en tenir principalement au sens propre. Le second degré, le sens plus subtil du poème, trouve comme je l’ai mentionné précédemment son relief dans l’insignifiance. Il doit en être ainsi. En toute pertinence, vu le projet de l’auteure.

Le travail de Sarrasin fait songer à celui du Montesquieux des Lettres persanes. Ses poèmes ne manifestent pas une adhésion, une admiration à l’endroit de la banlieue, ils ne peuvent pas être pris au pied de la lettre. Il y a en eux une constante distanciation. Critique. À la manière du procédé à l’œuvre dans l’utopie, l’espace où s’engouffrent les personnages de la banlieue n’est mis en valeur que pour accentuer le mouvement qui chez la poète préside à sa mise à l’écart. Tous ces concours d’herbe plus verte que chez le voisin sont en réalité tournés en dérision. La beauté de la banlieue étant un leurre.  

On aura compris que ce qui suscite l’intérêt de la poète pour la banlieue n’a aucune commune mesure avec la fascination qu’exerçait la ville chez Baudelaire, chez Aragon et Breton plus tard, ou Hector Ruiz et Dominic Marcil. Chez Sarrasin, la banlieue ne fascine ni n’émerveille. Elle ne regorge pas de curiosités intrigantes. On n’y observe pas de phénomènes susceptibles de susciter l’admiration. Au contraire, ce qui est plat en elle aplatit l’âme des banlieusards, la met à tout le moins en péril.

La poète ne fait surtout pas l’apologie de la banlieue, elle pose plutôt sur ce petit univers un regard juste, elle observe ses us et coutumes. Elle accomplit quasi le travail d’une sociologue. Son regard est également introspectif, car la poète nous permet de sonder les âmes en peine de ses personnages, de découvrir les drames qui couvent dans leur existence : je dis « personnages » et m’empresse de préciser que l’écrivaine circonscrit ces derniers, indistincts, dans un « nous », celui à qui elle s’adressait dans les premiers poèmes par l’intermédiaire du « vous », celui dont par la suite elle se fait la porte-parole.

Le monde moderne pousse à la consommation. L’on se procure mille et une babioles : « dans les centres d’achat/nous promenons nos envies/les gavons d’objets/ordonnés avec soin/sur les étagères ». Nous subissons ici le règne de l’uniformisation, de la standardisation : « chaque objet passe/sur l’autel du désir/un tapis roulant de oh ! /égrène les cossins à la chaîne ».

Les habitations sont elles-mêmes produites à la chaîne et leur intérieur abrite des vies similaires, « nos vies IKEA/au salon/mêmes armoires/mêmes laminés ». La poète nous montre ce que nous sommes ; je dis bien « nous », parce que le portrait qu’elle brosse de sa génération (le « nous » qui se languit dans nos banlieues est âgé de trente ou quarante ans, jeunes couples avec ou sans enfants) est un portrait qui convient également à d’autres générations dans la mesure où les gadgets de l’ère moderne sont communs autant aux plus jeunes qu’aux plus âgés. Ce sont les gadgets de notre époque, ceux de l’internet, des téléphones cellulaires, d’Instagram et de Facebook : « nous brillons par en dedans/dans nos pupilles Instagram/tout est plus beau ». Dans le poème suivant : « nous mangeons sur Facebook/nos viscères sushis/les mains numériques/jouent dans nos assiettes ». Ainsi vivons-nous aujourd’hui. C’était hier métro, boulot, dodo. C’est encore un peu ça.

Sarrasin fait le portrait d’une génération qui semble tout aussi dépourvue que celle de ses parents. Et qui lui ressemble, les réseaux sociaux en moins. Ces gens ne s’appartiennent pas. La vie leur file entre les doigts. Je reviens au poème liminaire, celui où l’on découvre « de vieilles chimères/pliées au fond de l’armoire », rêves éteints, refoulés, vie avortée, vie oubliée, remplacée par une autre, automatisée celle-ci, quadrillée, encadrée comme le sont les activités bien sages auxquelles on s’adonne en famille : « les Prismacololor barbouillent nos soirées/nous panachons des oiseaux captifs/sans dépasser/sans dégradé ni nuance ». Voilà à quoi se trouve réduite « notre » créativité, alors que « l’ennui s’amoncelle/montagne de sucre/fige les utopies ». Imaginaire encapsulé, tenu captif en ces aimables maisonnettes de banlieue. Et ceux qui les habitent sont désormais exsangues, sans vie, desséchés, « oiseaux captifs ». À la fin du recueil, leur maison étant envahie par les objets qu’ils ont accumulés, on les verra s’échapper de chez eux en sortant « par la porte de derrière ». Ces êtres vidés de leur substance sont ceux-là mêmes qui se trouvaient apostrophés dans le poème ouvrant le recueil : « et vous découvrez de vieilles chimères ». Du « vous », l’auteure est passée au « nous » : elle fait écho à ses premiers mots : « nous rangeons nos vieilles chimères/entre les draps blancs et les lourdes couvertures d’hiver/au sous-sol/des strates de nous-mêmes/s’amoncellent dans les placards humides ».

Et c’est toujours et encore auto, boulot, dodo (pas vraiment de métro en banlieue) : « nous sommes pressés/chargés à ras bord/dans le mouvement futile/des manèges quotidiens ». Outre le travail éreintant, il y a de rares moments de répit, les petits week-ends que l’on attend comme les enfants attendent Noël. Il y a la décoration intérieure, le vide que l’on remplit de bébelles, les distractions lorsque des visiteurs font un saut à la maison : « à table/les amis discutent/disent/nous sommes libres oui/nous faisons ce que nous voulons/nous carton-pâte/moulés d’apprentissages gravés/de modèles encombrés/d’émeutes feutrées/de sabotage intérieurs/de tristesses boudinés/en paillettes boucliers//la mort savante/circule entre les chaises/et cerne la frivolité ».

Dans un des premiers poèmes, deux petits vers expriment l’essentiel, résument me semble-t-il, le propos de la poète : « de nos états surnaturels/on a saboté l’éclat ». Ou encore : « nous ne soulevons pas le jour ». On le voit, les chimères sont bel et bien moribondes : « nous avons tout oublié des épopées ».

Ce « nous » désigne des gens bien élevés, polis, civilisés. Ce sont de « bons élèves », ce dont témoigne la bonne « dizaine de petits trophées » reçus en récompense de leurs petits exploits. Dans leur salon « un vieux téléroman/remplit le silence », ils ont accroché au mur des cadres où « Cuba remplace les îles Caïman ». Ces images de carte-postale donnent à rêver. Ils ont des projets. Ils feront des croisières, ils partiront en vacances.

Bientôt, ils seront à même de savourer une pause bien méritée.

Arrive enfin le grand jour : « nous avons fait nos valises/pour la banlieue du Sud/un condo meublé vue sur la plage/nous attend à Miami//nous avons trouvé une gardienne/pour les enfants et le chien//nous reviendrons brunis/comme avril parmi les derniers vestiges de l’hiver ».

Ce recueil regorge de sous-entendus. À ce qu’on y lit avec plaisir s’ajoute donc ce qui s’y dit entre les lignes. La plupart des poèmes de ce recueil se lisent facilement, comme en témoignent les divers extraits cités çà et là. Pris isolément, ils séduisent tantôt par leur fantaisie, tantôt par leur limpidité, et la lucidité dont ils font montre. Curieusement, c’est la relative faiblesse de chacun qui fait la force de l’ensemble, car cette forme simple qui est la leur m’apparaît être une manière de passage obligé. En effet, il faut recourir à un certain prosaïsme pour exprimer la trivialité de l’existence. De grandes envolées lyriques se prêtent à l’exaltation des passions, à la célébration de la nature chez les romantiques, à la vocifération chez les révoltés. De grandes questions métaphysiques exigent un verbe raffiné apte à explorer les méandres de la pensée. La poésie de Marie-Hélène Sarrasin est plus humble, moins ambitieuse, mais parfaitement adaptée à son sujet.

Je tiens à le souligner, mine de rien, cet ouvrage recèle une sorte de bombe à retardement. Celle-ci éclate une fois refermé le recueil. C’est que le cri que font entendre les vieilles chimères nous reste longtemps pris dans la gorge. Car en vérité, à nos corps défendants, quelles que soient nos prétentions, force est d’admettre que nous sommes tous plus ou moins des banlieusards et des banlieusardes.

Publié par Daniel Guénette

Écrivain québécois. Publie ouvrages de poésie (dont Varia au Noroît) et romans (Dédé blanc-bec, etc. à La Grenouillère). Ai enseigné la littérature au niveau collégial. À la retraite depuis 2011. Me consacre à des lectures dont je rends compte sur mon blogue : Blog de Dédé blanc-bec : 4476:HOME:BOLG Notice biographique (voir L'Île : litterature.org) Daniel Guénette est né le 21 mai 1952. Il est originaire de Montréal. Il a vécu son enfance et la majeure partie de son existence dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Après des études en lettres à l’Université de Montréal, où il obtient un diplôme de maîtrise en création littéraire, il enseigne la littérature au cégep de Granby. En 2011, il prend sa retraite après 34 années d’enseignement. À l’aube de la soixantaine, il renoue avec l’écriture qu’il avait cessé de pratiquer durant près de vingt ans. Il produit alors deux recueils de poésie (Traité de l’Incertain en 2013, Carmen quadratum en 2016) et un récit (L’École des Chiens, en 2015). Dans son œuvre antérieure alternaient ouvrages de poésie (3 titres au Noroît, 2 chez Triptyque) et productions romanesques (3 titres chez Triptyque). Ces ouvrages furent publiés entre 1985 et 1996. L’ensemble fut bien reçu par la critique. À l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Triptyque, feu Réginald Martel écrivait : « Et on soupçonne que bien des éditeurs seraient ravis d’inscrire à leur catalogue, parmi quelques auteurs de Triptyque, le nom d’un Daniel Guénette, par exemple. » J. Desraspes a enchanté Jean-Roch Boivin : « Ce roman est un délicieux apéritif, robuste et délicat, son auteur un écrivain de talent et de grands moyens. » Réginald Martel parle d’un roman « qu’on dévore sans reprendre son souffle » ; il salue également la parution des romans qui suivent, se montrant surtout favorable à L’écharpe d’Iris. Pierre Salducci écrit dans Le Devoir un article très élogieux sur ce roman : « L’écharpe d’Iris est une réussite, une petite musique qui nous parle de la nature humaine et qu’on n’arrive pas à oublier. Un roman magnifique, un vrai. Pas un phénomène de mode. Pas un produit branché et périssable. Mais de la littérature. Tout simplement. » L’École des Chiens, qui en 2013 marque le retour de l’auteur au récit, a été commentée de manière positive par divers blogueurs, dont le poète Jacques Gauthier, sur Blogues Église catholique à Montréal : « Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. » Pour sa part, Topinambulle écrit : « Dans ce très beau récit, un homme apprivoise doucement le deuil de son chien. À la manière de Rousseau, Daniel Guénette nous invite à le suivre dans ses promenades, dans les méandres de ses souvenirs, où l'évocation de l'ami fidèle nous servira de guide. »). Dominic Tardif, dans le Devoir, 4 juillet 2015, a rendu compte chaleureusement de ce récit. Il a souligné qu’avec ce dernier, l’auteur avait produit « de la vraie littérature » : « Plus qu’un livre sur un maître et son animal, L’école des chiens célèbre le pouvoir de l’écriture qui, chez Daniel Guénette, n’aspire pas à remplacer l’en allé, mais bien à en continuer la vie. » Recommandé avec enthousiasme à ses téléspectateurs, ce récit a fait l’objet d’un échange de cadeaux à l’émission LIRE présentée sur ARTV. À partir de 1975, l’auteur a collaboré à diverses revues de littérature à titre de poète et de critique. On peut lire ses plus récentes recensions dans la revue Mœbius. Pour l’une d’elles, l’auteur a été finaliste au Prix d’excellence de la SODEP 2016, dans la catégorie Texte d’opinion critique sur une œuvre littéraire ou artistique.

2 commentaires sur « Marie-Hélène Sarrasin : Nos banlieues : Poésie : Écrits des Forges : 2020 »

  1. Élever la condition humaine, oui. En tout cas, ne pas mettre de bâtons dans les roues de ceux qui tentent de l’élever, c’est déjà là une bonne mission. Quant au confort, on doit admettre qu’il n’a pas toujours l’indifférence pour corollaire. Mieux vaut le répandre, surtout dans les bidonvilles, et même dans les banlieues… J’en enlèverais à Trump, qui vient de perdre quelques plumes. Une cuvette en or, je la briserais en mille miettes et je distribuerais tout ça, hop ! À la charité !

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :