Jacques Pelletier : La Gauche a-t-elle un avenir ? Essai : Éditions Nota bene : Collection Interventions : 2000

Un ouvrage rédigé à la fin du siècle dernier peut-il nous donner aujourd’hui l’heure juste sur l’état actuel du monde ? Peut-il nous renseigner, par exemple, sur la situation présente de ce que nous appelons encore la gauche, alors que nous voici parvenus enfin aux portes de l’avenir ? Peut-il accomplir cette espèce de petit miracle tout en remontant quasiment aux sources de la modernité ? Il faudrait manquer totalement de jugement pour le penser. Cela équivaudrait à mésestimer la force des idées, à ignorer le rôle et les fonctions de l’histoire et de la littérature, à réduire le débat d’idées à une vaine agitation de surface, devenue lettre morte sitôt refermée une revue comme « Cité libre » naguère ou « Possibles »aujourd’hui.

La gauche a-t-elle un avenir? posait il y a vingt ans une question plutôt troublante. Le bateau prenait l’eau de toutes parts, l’équipage écopait. C’est du moins l’impression que donne l’ouvrage. Non que son ton cède à la panique ; il est plutôt parfaitement maîtrisé, docte et savant, mais ce que l’auteur y dépeint, sans que l’on puisse parler d’une débandade, permet de constater que la réalité du monde intellectuel, alors qu’il rédige son ouvrage, s’est transformée, fragmentée. Les penseurs désormais pensent chacun dans son coin, plus ou moins isolés les uns des autres, en retrait des zones de combat et comme obéissant plutôt à des enjeux déterminés par les forces du marché, lesquelles sont du reste parvenues à infiltrer, on pourrait dire gangréner jusqu’au milieu universitaire. Ce n’est pas rien. Mais n’allons pas trop vite.

Encore nous faut-il, avant d’aller plus loin, savoir ce qu’est exactement la Gauche. Jacques Pelletier ne nous l’apprendra pas dans ce recueil d’essais. Il n’a pas écrit un ouvrage didactique. Son lecteur devrait savoir. Mais que sait au juste son lecteur ? S’il me ressemble, il ne sait à peu près rien. Ou vaguement, il se représente des forces en présence, qui s’opposent. Elles se heurtent au Parlement, se confrontent à l’Assemblée nationale ; leurs porte-paroles se disputent dans les journaux et sur la place publique. La Droite est conservatrice, elle ne pense qu’à l’argent, travaille à ce que le pays s’enrichisse coûte que coûte. Dans l’ordre des valeurs, l’économie prime sur tout le reste, qui lui est subordonné. La Gauche, quant à elle, lutte pour le bien commun. Elle protège les pauvres et les malades, descend dans la rue, fait du bruit, brandit des pancartes, monte parfois aux barricades et, dans des cas extrêmes, prend les armes pour défendre ses idées et réaliser enfin ses idéaux. La Droite ne prend jamais les armes, elle les possède déjà et s’en sert pour protéger le peuple contre les débordements dont la Gauche est seule responsable. Le bon peuple quand s’abat sur lui la tempête, quand la Gauche fait des vagues susceptibles de se transformer en raz-de-marée, réclame le retour à une vie plus tranquille. Dans l’hémisphère Nord, plus précisément dans notre petit Québec, la gauche fait un peu peur, quand elle ne fait pas rire. Dans certaines dictatures, la Droite est sanguinaire. C’est le monde à l’envers. Une caricature, il va sans dire.

Pelletier ne nous fait pas voyager à travers le monde. À la fin de son livre, il fait cependant une incursion dans l’Allemagne du début du siècle dernier. Nous en reparlerons. L’action, pourrait-on dire, se passe donc plutôt chez nous. Au Québec. Elle met en scène des intellectuels d’ici. La plupart sont des Québécois d’aujourd’hui. Certains étaient encore il y a quelque temps plus ou moins des Canadiens français. Pelletier nous parle d’eux et de nous-mêmes.

Nous, qu’anciennement on disait des porteurs d’eau, des faits pour un petit pain. Eau et pain, c’est-à-dire presque rien, ce dont étaient nourris autrefois les prisonniers. Que des porteurs d’eau nés pour un petit pain en soient venus à secouer les barreaux de leur geôle n’a rien d’étonnant. Avoir voulu et vouloir encore un Québec libre n’a rien de déshonorant, même au moment où les aiguilles de l’horloge semblent avoir grandement dépassé l’heure d’un tel avènement. C’est cette histoire qu’analyse l’essayiste dans cet ouvrage, tout en faisant la part belle à une autre épopée entreprise chez nous par quelques grands intellectuels dont les visées n’étaient pas que nationalistes, mais qu’un projet tout aussi ambitieux animait et anime encore, celui d’une social-démocratie.

Ce livre, autant le dire maintenant, m’ouvre personnellement un large horizon. Il embrasse comme de fait le passé, le présent et l’avenir. Si ce dernier paraît plutôt sombre, l’auteur a tout de même pris soin d’y projeter toute la lumière que son espoir toujours vif est capable de produire. Il y a là un legs, un flambeau passé à nos jeunes générations. Dans la mesure où l’action se passe chez nous, son livre aurait pu s’intituler La gauche a-t-elle un avenir ici? Qui qu’il en soit, son sous-titre laisse songeur : Écrits à contre-courant. Voilà qui fait montre d’une certaine désillusion, sinon d’une nostalgie. Au soir de sa vie, l’homme passe le relais, mais le courant semble avoir entraîné au large les rares et très disséminés héritiers de ses travaux.

Ce relais, non pas conçu uniquement par l’auteur, mais également par les travailleurs de l’idée d’indépendance et les progressistes de la social-démocratie, on le retrouve dans la page de présentation que met à la disposition de ses lecteurs la revue « Possibles » sur son site. On y cite un Marcel Rioux qui proposait naguère de penser autrement la société : « la recherche des possibles passe par l’étude des pratiques novatrices et par celle (sic) qui contribuent à déstructurer la société capitaliste et particulièrement celle du Québec dominé ». De même, on y spécifie que la revue « Possibles » « est aujourd’hui plus que jamais d’actualité, en phase avec le mouvement altermondialiste qui, s’exprimant dans les forums sociaux, entend briser l’idéologie néolibérale-conservatrice et proclamer haut et fort qu’un autre monde est possible ! » Voilà qui à mon sens résume en peu de mots la pensée de Pelletier qui incidemment, comme l’indique la quatrième de couverture de son livre, au tournant du siècle faisait partie du comité de rédaction de la revue.

À cette pensée chère à l’auteur, du moins dans son volet nationaliste, fait écho vingt ans après la publication de La Gauche a-t-elle un avenir un ouvrage paru récemment chez Boréal. Il s’agit d’Un désir d’achèvement. Louis Cornellier lui consacre sa chronique dans la livraison du Devoir du 29 août 2020. Ce titre, je le mentionne en passant, en partie fait pont avec le souhait qu’exprime Pelletier tout au long de son ouvrage. Il y a bel et bien relève. Alexandre Poulin, le jeune essayiste, réfère à des penseurs auxquels réfère également Pelletier. Il aborde également la Révolution tranquille. Au sujet de cette dernière, Cornellier écrit : « Si la Révolution tranquille avait marqué une tentative de “déprovincialisation” du Québec, les quinze années de gouvernement libéral entamées en 2003 allaient marquer une ère de “reprovincialisation”, en abandonnant la question du régime politique au profit d’un discours dépolitisé chantant la réussite individuelle. »

Cet individualisme correspond à l’esprit néolibéral, à des visées que pourfend Pelletier dans son essai, à un révisionnisme historique qu’il récuse lorsque de soi-disant intellectuels, il va sans dire de droite, font l’apologie du règne de Duplessis tout en vouant la Révolution tranquille aux gémonies. Dans l’avant-propos Pelletier écrit : « Si certains, comme Gilles Paquet, trouvent des vertus et des grâces inédites à ce régime qu’ils opposent avantageusement à la Révolution tranquille, laquelle représenterait une “régression”, c’est qu’ils s’opposent à l’État actuel considéré, lui, comme un produit des années 1960. Et ils rêvent de le remplacer par un État minimal ainsi qu’on le concevait à l’époque glorieuse où l’Union Nationale était au pouvoir. »

Un poète, il s’agit de Marcel Labine, stigmatisait récemment dans Bien commun nos sociétés actuelles (à l’échelle du globe). Les poèmes de son recueil dénoncent en effet l’idéologie présidant à la forme que prend l’État lorsque sont seuls pris en considération les soucis de croissance. Croît alors la puissance des puissants, tandis que s’évanouit comme peau de chagrin l’espoir des indigents. Ce gros mot de capitalisme, il faut pourtant se résoudre à le prononcer encore et encore, tout en chassant de notre esprit le spectre totalitaire sous lequel, en se concrétisant de manière si écrasante, s’est présentée, déformée, pour ne pas dire difforme, la pensée de Marx.

Cette pensée, il est grand temps qu’on se le dise, n’appartient pas uniquement aux intellectuels, qui plus est, ne concerne pas parmi eux que de vieux dinosaures sur le point de rendre l’âme. Un essai comme celui de Pelletier en souligne la pertinence. Il montre avec une grande rigueur qu’elle a nourri et nourri encore, ne serait-ce que dans son propre essai et la revue POSSIBLE, les esprits les plus féconds d’ici et d’ailleurs. Le mot d’ordre de Marx n’a rien perdu de sa pertinence. Il écrivait, on s’en souvient : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde ; il faut désormais le transformer. »

À leur manière, ici, au Québec, Laurendeau, « un critique lucide de son époque », et Vallières (Pelletier consacre à chacun un chapitre de son livre) ont influé sur notre destinée. Laurendeau l’a fait de manière classique, disons plus « tranquille », tandis que Vallières a procédé de façon beaucoup plus « explosive ». « Explosive », Pelletier l’écrit sans chercher à faire rire. Du reste, il n’y avait là rien de drôle. Vallières lui-même le concédera : « deux morts de trop ». Et l’on se souviendra du mot de Camus : « Aucune cause ne justifie la mort de l’innocent. » Pourtant, il y eut ici le terrorisme, des bombes ont éclaté, des innocents sont morts.

Le chapitre consacré à Vallières constitue à mon avis le plat de résistance de l’ouvrage. Dans mon esprit, avant même d’en entreprendre la lecture se manifestait une certaine réticence, réticence à emboîter le pas de Vallières. Mais que savais-je réellement de ce penseur, de cet homme d’action ? Je me couvrirais de ridicule à poursuivre dans la voie de la caricature, comme je l’ai fait ci-haut, en rendant compte des idées que se fait le citoyen moyen, plus ou moins distrait, lorsqu’il réfère à la Gauche et à la Droite. Pour tout dire, je ne savais rien de Vallières. Bien entendu, son ouvrage célèbre, je n’en ignorais pas le titre, universellement connu, Nègres blancs d’Amérique ; et la rumeur des idées qu’il véhicule était parvenue à mes oreilles. Comme tout un chacun, le visage de Vallières m’était familier, mais le séjour du résistant en prison me le rendait peu sympathique. On ne devait pas l’avoir enfermé pour des peccadilles. C’est ce que je pensais.

Ma pensée maintenant que j’ai lu « L’imprécateur : tombeau de Pierre Vallières » est plus nuancée. De vague figure qu’il était, penseur du FLQ et membre influent de cette « organisation » (ce mot mis entre guillemets à cause du flottement de la « structure » du mouvement), voici que son destin est mis en contexte, à tout le moins sa trajectoire se trouve-t-elle précisée. On comprend mieux le personnage, ce qui a motivé son adhésion au FLQ. « Ce choix extrême, écrit Pelletier, qui peut paraître totalement absurde aujourd’hui, trouve sa signification, sinon sa légitimité, dans le contexte explosif d’une époque marquée par la révolution cubaine, la décolonisation algérienne, et de manière plus large par les luttes anti-impérialistes qui secouent la planète, de l’Asie à l’Amérique latine. »

Pelletier écrit : « Vallières est un témoin et un témoin encombrant, dérangeant. Il nous renvoie, pour peu que nous y soyons sensibles, à nos espérances, aux aspirations désintéressées de notre jeunesse, à nos désirs de changer le monde trop souvent abandonnés par la suite au nom du réalisme. Il nous provoque par sa persévérance dans l’insoumission et la rébellion, nous tire du confort et de l’indifférence dont nos vies sont faites pour l’essentiel. […] il a le mérite d’être resté fidèle à ses aspirations et à ses options de jeunesse et il a agi en conséquence, quitte à en payer chèrement le prix. C’est en cela qu’il s’avère une source d’inspiration stimulante pour qui, aujourd’hui, cherche à s’orienter dans un monde caractérisé par les inégalités et les injustices et qui demeure à transformer. »

Cette volonté de transformer le monde apparaît de manière constante dans l’essai de Pelletier. Elle va de pair avec le constant souci de remettre en question l’ordre établi, de sorte que soit possible et réalisée « une alternative concrète à l’ordre établi des puissants et des bien-pensants. » C’est là enfin le rôle de l’intellectuel, tel que le mentionne Pelletier dans sa magnifique étude sur Hermann Broch, autre plat de résistance de l’ouvrage. L’essayiste écrit : « D’emblée, l’écrivain refuse la littérature de divertissement de type industriel dont l’objectif est, comme son nom le signale très justement, de détourner les lecteurs de la réalité crue du monde au profit de sa représentation euphémique et illusoire. Par sa nature même, ce type de littérature appartient à la catégorie du kitsch, de l’art de pacotille qui interpose entre les lecteurs et le monde un miroir aussi embellissant que mensonger et qui représente pour Broch rien de moins que le principe du mal dans le système de valeurs de l’art. » Les écrivains ont une responsabilité. Il s’agit pour eux de « donner une représentation d’ensemble, […] d’inciter leurs lecteurs, changés par cette représentation, à s’impliquer par la suite dans la transformation du monde. Faisant cela, ils rendent du coup à la littérature toute son importance et toute sa dignité. »

C’est sur ces derniers mots que se termine l’ouvrage de Pelletier. Ceux qui concluent son avant-propos montrent que l’intégrité de l’auteur ne peut être mise en doute. Il n’a pas fait faux bond aux idéaux de sa jeunesse : « Celui qui signe ce petit livre, bien qu’ayant mis pas mal d’eau dans son vin au fil des années, essaie de demeurer fidèle aux options qu’il a prises à la fin de son adolescence — disons, pour faire vite, le socialisme et l’indépendantisme — qu’il continue d’assumer sans trop d’illusions mais de manière conséquence. » Moins à contre-courant qu’il le pense, espérons-le.

Publié par Daniel Guénette

Écrivain québécois. Publie ouvrages de poésie (dont Varia au Noroît) et romans (Dédé blanc-bec, etc. à La Grenouillère). Ai enseigné la littérature au niveau collégial. À la retraite depuis 2011. Me consacre à des lectures dont je rends compte sur mon blogue : Blog de Dédé blanc-bec : 4476:HOME:BOLG Notice biographique (voir L'Île : litterature.org) Daniel Guénette est né le 21 mai 1952. Il est originaire de Montréal. Il a vécu son enfance et la majeure partie de son existence dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Après des études en lettres à l’Université de Montréal, où il obtient un diplôme de maîtrise en création littéraire, il enseigne la littérature au cégep de Granby. En 2011, il prend sa retraite après 34 années d’enseignement. À l’aube de la soixantaine, il renoue avec l’écriture qu’il avait cessé de pratiquer durant près de vingt ans. Il produit alors deux recueils de poésie (Traité de l’Incertain en 2013, Carmen quadratum en 2016) et un récit (L’École des Chiens, en 2015). Dans son œuvre antérieure alternaient ouvrages de poésie (3 titres au Noroît, 2 chez Triptyque) et productions romanesques (3 titres chez Triptyque). Ces ouvrages furent publiés entre 1985 et 1996. L’ensemble fut bien reçu par la critique. À l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Triptyque, feu Réginald Martel écrivait : « Et on soupçonne que bien des éditeurs seraient ravis d’inscrire à leur catalogue, parmi quelques auteurs de Triptyque, le nom d’un Daniel Guénette, par exemple. » J. Desraspes a enchanté Jean-Roch Boivin : « Ce roman est un délicieux apéritif, robuste et délicat, son auteur un écrivain de talent et de grands moyens. » Réginald Martel parle d’un roman « qu’on dévore sans reprendre son souffle » ; il salue également la parution des romans qui suivent, se montrant surtout favorable à L’écharpe d’Iris. Pierre Salducci écrit dans Le Devoir un article très élogieux sur ce roman : « L’écharpe d’Iris est une réussite, une petite musique qui nous parle de la nature humaine et qu’on n’arrive pas à oublier. Un roman magnifique, un vrai. Pas un phénomène de mode. Pas un produit branché et périssable. Mais de la littérature. Tout simplement. » L’École des Chiens, qui en 2013 marque le retour de l’auteur au récit, a été commentée de manière positive par divers blogueurs, dont le poète Jacques Gauthier, sur Blogues Église catholique à Montréal : « Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. » Pour sa part, Topinambulle écrit : « Dans ce très beau récit, un homme apprivoise doucement le deuil de son chien. À la manière de Rousseau, Daniel Guénette nous invite à le suivre dans ses promenades, dans les méandres de ses souvenirs, où l'évocation de l'ami fidèle nous servira de guide. »). Dominic Tardif, dans le Devoir, 4 juillet 2015, a rendu compte chaleureusement de ce récit. Il a souligné qu’avec ce dernier, l’auteur avait produit « de la vraie littérature » : « Plus qu’un livre sur un maître et son animal, L’école des chiens célèbre le pouvoir de l’écriture qui, chez Daniel Guénette, n’aspire pas à remplacer l’en allé, mais bien à en continuer la vie. » Recommandé avec enthousiasme à ses téléspectateurs, ce récit a fait l’objet d’un échange de cadeaux à l’émission LIRE présentée sur ARTV. À partir de 1975, l’auteur a collaboré à diverses revues de littérature à titre de poète et de critique. On peut lire ses plus récentes recensions dans la revue Mœbius. Pour l’une d’elles, l’auteur a été finaliste au Prix d’excellence de la SODEP 2016, dans la catégorie Texte d’opinion critique sur une œuvre littéraire ou artistique.

7 commentaires sur « Jacques Pelletier : La Gauche a-t-elle un avenir ? Essai : Éditions Nota bene : Collection Interventions : 2000 »

  1. La sobriété dont tu fais preuve, Daniel, au sujet de la réponse que l’auteur donne à sa question-thème me laisse perplexe. Oui la société aura toujours besoin de «transformateurs» mais la Gauche du siècle dernier est-elle désillusionnée parce que les transformations qui surviennent maintenant la dépassent sur sa droite?!

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    1. Le « maintenant » de l’auteur se situe dans un passé plus ou moins récent. Le livre a été écrit il y a plus de 20 ans. Je ne puis répondre à ta question à la place de Pelletier. Je suis sensible à ses positions, à sa posture. Je préfère l’approche « commune », qui met en avant le partage, à l’approche dite de l’État minimal.

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  2. Tous les écrivains ne sont pas des intellectuels. Ceux qui le sont peuvent affirmer qu’ils ont une telle responsabilité. Dans « Qu’est de que la littérature », Sartre souligne que la « nature » de la poésie la rend étrangère à de telles ambitions. Tout cela se discute, évidemment, mais le travail de Pelletier donne assurément matière à réflexion.

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  3. J’ai relu votre texte Daniel et je dois avouer que vous avez piqué ma curiosité. je lirai ce livre. Je porte un intérêt particulier à cette période de notre histoire. Merci

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  4. J’ai beaucoup appris en lisant cet ouvrage. J’ai d’abord éprouvé une certaine difficulté. Puis, assez rapidement, j’ai compris que j’allais trouver dans ce livre des réflexions intéressantes. En ce qui a trait à cette période de l’histoire, il y a aussi le « Journal dénoué » de Ouellette. Il y est question du Québec des années 40, 50, 60 et 70. Bonnes lectures !

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