Paul Bélanger : Déblais (poésie) Éditions du Noroît 2019

Déblais est dédié à la mémoire de Suzanne Biron, décédée le 6 novembre 2014. On peut lire dans l’avis de décès publié à cette occasion une petite phrase, confidence toute simple à laquelle fait écho l’ensemble du recueil de Bélanger. « Nous aimions nous balader près du grand fleuve. » On peut également lire ce qui suit : « L’eau est ma métaphore. Pas n’importe quelle ! Le fleuve. Je suis eau, je suis fleuve. Je suis tourmentée et étale. Je suis radeau dérivant sous le soleil. Je suis brun remous quand le vent m’échevelle, je suis vert émeraude quand le soleil m’aveugle. Je suis assise au bout de l’épée du soleil. Je suis rouge et noir et bleu. » Ces mots sont signés Suzanne Biron. Déblais en offre la prolongation et en quelque sorte file la métaphore de l’eau. Le livre de Paul Bélanger est une eau miroir où se lit et se délivre le visage de la femme aimée, absente désormais, engloutie, mais que toutefois préserve le souvenir enclos dans le poème.

On rencontre peu de mots rares ou savants dans le recueil de Bélanger. Or nous avons beau déblayer au quotidien, ne serait-ce que la neige en hiver, ce mot « déblais », que tout de même on associe spontanément au verbe déblayer, est moins commun. Le dictionnaire confirme l’intuition : action de déblayer et d’enlever les terres, les décombres pour niveler un terrain. Par métonymie, le mot désigne les terres, les décombres enlevés. Déblais : ce seront sans doute ici des restes, les suites d’un revirement, d’un bouleversement majeur. Peut-être moins le résultat d’un travail, celui du deuil grâce auquel on mettra de l’ordre dans ses sentiments, que l’état pitoyable où l’on se trouve, endeuillé, après la tempête dévastatrice qui emporte les êtres chers. Tempête qui au singulier arrache la femme aimée, l’amante, la compagne.

D’abord, signalons que ce recueil est loin d’être une plaquette. Il s’agit plutôt d’un livre où rien n’est laissé au hasard. Les pièces n’y sont pas rapportées, rassemblées en un florilège. Elles forment un tout. Ce tout est volumineux : 188 pages de poésie, pour à peu près le même nombre de poèmes. Certains sont brefs, la plupart occupent environ la moitié de la page, aérée alors, ce qui les met bien en valeur, ainsi favorisant la lecture. Jamais les poèmes ne sont lourds, épais, impénétrables. Il arrive que leur signification flotte quelque peu, qu’elle exige pour qu’on ramène du sens à notre compréhension un certain labeur, disons notre participation, mais c’est là ce à quoi tout lecteur de poésie est à bon droit de s’attendre. Donc, du détail çà et là qui ne cède pas facilement à notre volonté d’interpréter, mais dans l’ensemble, un tout dont la saisie n’est nullement problématique. Car nous comprenons rapidement de quoi il s’agit, et où se situe le « narrateur » de ce poème. Il loge à l’enseigne du deuil. Son chant, nous l’entendons fort bien, qui met des mots sur un mal, un malheur commun à tous, mais dont certains seulement sont en mesure d’exprimer les douleurs qu’il creuse en chacune de ses victimes.

Rien n’est donc laissé au hasard. En ouverture, tout juste avant les premières paroles du poète, ces mots en exergue, ils sont de Christa Wolf : « Avec ce récit je descends dans la mort. »  L’auteur ne pouvait trouver mieux. Effectivement, son livre correspond à un récit, une descente aux enfers y est racontée. Le livre contient six grandes parties. À l’exception de la première et de la dernière, toutes sont sous-titrées, j’ajouterai : de manière pertinente. Une citation souvent éclaire la suite. Pour « Journal d’un noyé », première section, l’auteur cite J.-M. Desgents : « J’accepte la noyade ». Ce qu’ont en commun les sous-titres suivants, ce sont des noms de personnages appartenant à la mythologie ou à la « grande littérature ». D’autres citations apparaissent dans le cœur de l’ouvrage. Elles entretiennent des rapports étroits avec le propos. Elles témoignent de la diversité des sources nourricières de l’œuvre de Bélanger qui, il va sans dire, ne pratique pas la poésie en dilettante. Les bonheurs et les épreuves de la vie innervent nos sentiments, façonnent également nos idées. Ces expériences offrent la substance d’une vie ; le travail d’écriture dont il est dit qu’il faut le remettre vingt fois le métier permet ultimement de les exprimer, de les communiquer, de joindre et de toucher autrui. Cela, assurément, notre poète y parvient. Son œuvre est riche, si profonde qu’avec elle nous touchons le fond, parvenons aux abysses où nous attend son Ophélie. De même cette œuvre parvient-elle à nous élever, un ciel longtemps brouillé, est çà et là traversé par des voiliers d’oies sauvages. Ce sont les oiseaux qui survolent ce fleuve que les amants aimaient tant. Fleuve qui engloutit métaphoriquement l’absente qui s’y est noyée, ainsi que l’esseulé qui tente de la suivre afin de la retrouver. Cette œuvre est riche. Par ses images, par les symboles qui la traversent, par ses vers qui sans être d’un orfèvre atteignent une perfection dont la pureté est moins formelle, quoique sur ce plan il n’y ait rien à redire, que de parfaite adéquation à ce qu’ils évoquent et expriment. Œuvre riche qui nous entraîne dans un univers dont nul ne saurait prétendre qu’il est fabriqué, qu’il relève d’une simple vue de l’esprit, que la gratuité du jeu d’écrire y préside. Au contraire, tout ici naît d’une réelle dévastation. Ce lamento est poignant. Le poète a écrit « un grand requiem ». Sans doute est-ce un requiem laïque, mais, s’il ne puise pas à des sources franchement religieuses, ou si rarement, en revanche son imaginaire est largement nourri par les mythes qui sont au fondement de notre civilisation. Afin d’exprimer son désarroi, le poète recourt à d’anciens récits. Le sien prend appui sur eux, mais à la différence du croyant qui use de symboles religieux en les prenant plus ou moins au pied de la lettre, le poète ici n’adhère au mythe qu’en vertu de ses puissances d’évocation. La fiction qui se déploie de poème en poème dit le réel sentiment du deuil en plongeant dans l’imaginaire antique et en le ressuscitant, en le réactualisant. C’est là un tour de force qui est d’autant plus efficace que Bélanger l’accomplit avec naturel, je veux dire sans forcer la note, sans enterrer son lecteur sous le poids d’une lourde érudition qui risquerait de faire obstacle à son propos. Ophélie, Orphée, Eurydice et Hamlet ne fournissent pas la trame du récit de Bélanger, mais une sorte de toile de fond où leur image s’harmonise avec le dit du poème. Ariel et Job font de même, jouent un rôle identique. Dans une certaine mesure, tous ces personnages mythiques ou bibliques, voire littéraire avec Hamlet, contribuent à asseoir l’univers dans lequel Bélanger nous plonge, dans un espace qu’on pourrait dire intemporel, autant derrière nous qu’actuel. Ces personnages, ces références au monde antique n’entraînent pas le poème et son lecteur dans le passé, comme si la poésie était ici elle-même passéiste, mais ils vont de pair au contraire avec une poésie qui a cette rare qualité d’être universelle, qui parvient à traverser les époques non seulement en direction du futur, mais en s’arrimant également avec les œuvres du passé, dans l’écho qui leur est offert. En effet, les poèmes de ce recueil ont la particularité d’être à la fois actuels et classiques, par leur facture et leur sujet. Je ne parle pas du classicisme du Grand Siècle, mais j’entends par classiques des œuvres variées, provenant de cultures diverses, produites à différentes époques et qui ont en commun de témoigner de ce qui est profondément humain, de l’exprimer et communiquer de manière authentique.

J’ai dit : leur facture et leur sujet. Mais qu’en est-il au juste ? Je l’ai mentionné un peu trop rapidement : une écriture marquée par sa concision et une certaine simplicité ; une thématique qui est celle du deuil avec ce qui s’y rattache pour celui qui reste, solitude, tristesse, dépression. Mais soyons plus précis. Entrons dans le cœur de l’ouvrage, écoutons la parole du poète. Suivons son histoire, du moins dans ses grandes lignes, et voyons de plus près comment la mort est ici vécue par celle qui part et celui qui demeure.

La trajectoire qu’emprunte l’agonie est irréversible, elle conduit à la mort. Sur ce chemin, l’amant accompagne celle que la mort appelle. Déblais saisit ces moments, qui de derniers moments en derniers moments mènent à l’inéluctable fin. Le deuil suit un tout autre parcours. La chute est initiale. Elle se situe au commencement et semble ne devoir jamais trouver son terme. C’est une chute dont on ne se relève que pour retomber immédiatement. Et quand par après on se remet à marcher, notre pas est celui d’un fantôme. Déblais s’engage et nous engage page après page dans les labyrinthes du deuil. Le poète est ce noyé qui devant le fleuve s’enlise dans la rêverie dépressive. Il est cet Orphée qui descend aux Enfers afin d’y retrouver Eurydice.

L’impression qui saisit le lecteur dès qu’il ouvre le livre et en entame la lecture est la suivante. Bien entendu, ce sont les mots du poète qui lui procurent cette impression. Le poète recourt à l’imaginaire du mythe, à sa symbolique. Il superpose à celle-ci sa propre symbolique, une symbolique universelle à vrai dire. Voici l’impression ressentie : L’homme est seul, terriblement seul. Il a perdu sa bien-aimée. Le monde s’est éteint. Il a perdu sa lumière. Le ciel est gris. La nuit perdure à travers un brouillard qui jamais ne se lève. Les rues sont désertes, la ville est vide. Nulle part on ne voit âme qui vive. Si d’aventure on croise quelqu’un, il s’agit d’une âme elle-même en peine, c’est un fantôme. On ne bouge plus, on est assis devant le fleuve, dans sa maison, sur une chaise. Et on ne bouge vraiment plus. Même, on ne dort plus. Seule nous habite la présence de celle qui n’est plus. Elle est Ophélie, emportée par les eaux. Elle est Eurydice, descendue aux Enfers. Tout est dévasté. Il n’y a plus rien. Telle est l’impression que nous communique cet ouvrage.

Mais le deuil, avons-nous dit, qui part de la mort s’élève dans la direction de la vie, de la vie retrouvée, à condition d’avoir bu jusqu’à la lie cette coupe qu’a tendue la mort. Il y faut du temps, un long temps passé devant le fleuve qui a emporté la bien-aimée. Un long temps assis dans ce fauteuil, à ne plus rien faire d’autre que rêver, sans jamais dormir, au centre d’une maison dont curieusement les murs se sont envolés.

L’endeuillé solitaire, que les mots préoccupent, car il lui faudrait chanter l’absente, et le poème sans doute permettrait quelque rapprochement, mais voilà, le poète est frappé de mutisme ou presque, statufié en quelque sorte dans sa parole. Immobile sur sa chaise, dans cette maison sans mur qui fait face au fleuve. En quelque sorte paralysé, quasi mort lui-même dans le deuil où il s’enferme. C’est que « le fleuve n’est pas un rêve seulement le mot/coulant tel un nœud dans la gorge ». Ce nœud, cette gorge nouée, revient tout au long du recueil. Et encore, « les mots m’ont oublié bien calé/au creux de ma chaise… ». Plus loin : « Il demande son chemin mais personne ne répond à son appel. Ça reste comme un nœud au fond de sa gorge, Un nœud qui l’égorge, le réduit au silence et à la répétition. À la reptation. »

D’autres leitmotive contribuent à resserrer le propos sur lui-même, à lui conférer sa solidité. Ils disent la fragilité, la déréliction. Il y a entre autres le roi. Il « perd son âme », « lui le roi des ombres il porte à ses lèvres/la coupe d’un océan ». On rencontre aussi le miroir : « il ne se reconnaît plus dans les fragments/du miroir en éclats sur le plancher ». Mais aussi ces trois vers : « Mystère du miroir qui lui renvoie une image incertaine/comme si entre l’aller et le retour elle était effacée/réduite à une pâle chose en même temps immense ». Comment ne pas songer en lisant ces vers à l’illustration choisie pour la couverture du livre ? L’œuvre de Sophie Jodoin est non seulement belle en soi, elle offre une image extrêmement précise de l’état dans lequel se situe le narrateur de Déblais. Je dis « narrateur », mais entendons-nous, cette narration n’a rien de linéaire et son objet est tout aussi flou que l’image de la couverture, aussi vague que l’eau de l’étang où s’est enfoncée Ophélie. De la même manière, les vers de Bélanger s’étagent en produisant du sens aussitôt recomposé différemment, selon la découpe des vers où rejets et enjambements surviennent. Cette manière de versifier épouse sa manière de narrer. Un lecteur doit s’introduire et dans les vers et dans le récit de manière à y tailler le discours à son tour : « Passait par là Ariel l’ange régnant/sur son malheur chaque réveil le grandissant//de sa propre légende il interpelle Orphée//que regardes-tu, qu’embrasse donc ton regard/s’il ne voit son ombre passée au milieu du ciel//bleu et sans profondeur tu te disperses/dans les limbes accompagné des seules//libellules translucides dont les fines ailes/brodées de nacre s’enluminent dans l’obscurité//le Navire entre en rade au clair de lune/toute voile baissée c’est l’heure bleue/qui t’embrasse ».

D’autres poèmes se livrent plus facilement, souvent avec une étonnante limpidité. Cette simplicité de l’expression demeure tout de même énigmatique en maints passages, s’accordant au trouble émanant du royaume des morts.

Tant et tant de poèmes mériteraient d’être cités dans leur entièreté. Lors même que le spleen le submerge, nageant sous un ciel bas et lourd à travers des poèmes où la mort est reine et maîtresse, rien n’est plus réjouissant pour un lecteur que la découverte d’un poème dont la beauté est renversante. Quand ce plaisir quasiment se renouvelle sans discontinuer, il y a franchement lieu de s’émerveiller. Bélanger a écrit un très beau recueil d’amour posthume. Le lecteur a accompagné celui-là qui lui-même avait accompagné son Ophélie, son Eurydice. Il est passé par toutes les phases du deuil, dont la dernière s’illumine lorsqu’enfin Orphée remonte à la surface de la Terre. Il a longtemps insisté à se perdre dans les méandres de sa mémoire obstinée : « Je ne cesse d’espérer la trouver/par ces fonds où j’erre sans but ». Or plus loin sur ce chemin, une pensée lui vient : « mais laissons ce souvenir allons-nous perdre vers l’ailleurs de l’autre côté du mur quelqu’un attend ». Pourtant, devant l’ouverture, là où se présente enfin l’issue, à cette invitation de lumière qui vient après que l’après-immédiat se soit reculé au fond du temps du deuil, l’amant refuse de s’avancer, la peur le retient : « Cette peur d’être vu/dans une autre vie//il ne peut se concevoir/d’Avenir sans amputer/au corps son image/sans arpenter au corps/à corps l’espace où il vit/où il agit//le poète dit/l’homme s’éloigne/sans être esseulé pur autant ».

Mais tel est le sens du deuil, il conduit du plus bas de soi à une forme de renaissance. « Viendra tant attendue/une langue sans trépas/neuve ni propre ni impure/qui séduira les vivants/et les jours la terre habitée/de nouveau sera pleine de grâces/et vous ne serez plus qu’une présence/lointaine dans l’écho des générations ».

Du silence du monde où régnait l’absence, de la mort où l’amant s’était engagé corps et âme à la poursuite de son Eurydice, Orphée remonte enfin et renoue avec « la bruyance des hommes ». Il peut alors entendre clairement « le vrai chœur de l’aube ».

Publié par Daniel Guénette

Écrivain québécois. Publie ouvrages de poésie (dont Varia au Noroît) et romans (Dédé blanc-bec, etc. à La Grenouillère). Ai enseigné la littérature au niveau collégial. À la retraite depuis 2011. Me consacre à des lectures dont je rends compte sur mon blogue : Blog de Dédé blanc-bec : 4476:HOME:BOLG Notice biographique (voir L'Île : litterature.org) Daniel Guénette est né le 21 mai 1952. Il est originaire de Montréal. Il a vécu son enfance et la majeure partie de son existence dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Après des études en lettres à l’Université de Montréal, où il obtient un diplôme de maîtrise en création littéraire, il enseigne la littérature au cégep de Granby. En 2011, il prend sa retraite après 34 années d’enseignement. À l’aube de la soixantaine, il renoue avec l’écriture qu’il avait cessé de pratiquer durant près de vingt ans. Il produit alors deux recueils de poésie (Traité de l’Incertain en 2013, Carmen quadratum en 2016) et un récit (L’École des Chiens, en 2015). Dans son œuvre antérieure alternaient ouvrages de poésie (3 titres au Noroît, 2 chez Triptyque) et productions romanesques (3 titres chez Triptyque). Ces ouvrages furent publiés entre 1985 et 1996. L’ensemble fut bien reçu par la critique. À l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Triptyque, feu Réginald Martel écrivait : « Et on soupçonne que bien des éditeurs seraient ravis d’inscrire à leur catalogue, parmi quelques auteurs de Triptyque, le nom d’un Daniel Guénette, par exemple. » J. Desraspes a enchanté Jean-Roch Boivin : « Ce roman est un délicieux apéritif, robuste et délicat, son auteur un écrivain de talent et de grands moyens. » Réginald Martel parle d’un roman « qu’on dévore sans reprendre son souffle » ; il salue également la parution des romans qui suivent, se montrant surtout favorable à L’écharpe d’Iris. Pierre Salducci écrit dans Le Devoir un article très élogieux sur ce roman : « L’écharpe d’Iris est une réussite, une petite musique qui nous parle de la nature humaine et qu’on n’arrive pas à oublier. Un roman magnifique, un vrai. Pas un phénomène de mode. Pas un produit branché et périssable. Mais de la littérature. Tout simplement. » L’École des Chiens, qui en 2013 marque le retour de l’auteur au récit, a été commentée de manière positive par divers blogueurs, dont le poète Jacques Gauthier, sur Blogues Église catholique à Montréal : « Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. » Pour sa part, Topinambulle écrit : « Dans ce très beau récit, un homme apprivoise doucement le deuil de son chien. À la manière de Rousseau, Daniel Guénette nous invite à le suivre dans ses promenades, dans les méandres de ses souvenirs, où l'évocation de l'ami fidèle nous servira de guide. »). Dominic Tardif, dans le Devoir, 4 juillet 2015, a rendu compte chaleureusement de ce récit. Il a souligné qu’avec ce dernier, l’auteur avait produit « de la vraie littérature » : « Plus qu’un livre sur un maître et son animal, L’école des chiens célèbre le pouvoir de l’écriture qui, chez Daniel Guénette, n’aspire pas à remplacer l’en allé, mais bien à en continuer la vie. » Recommandé avec enthousiasme à ses téléspectateurs, ce récit a fait l’objet d’un échange de cadeaux à l’émission LIRE présentée sur ARTV. À partir de 1975, l’auteur a collaboré à diverses revues de littérature à titre de poète et de critique. On peut lire ses plus récentes recensions dans la revue Mœbius. Pour l’une d’elles, l’auteur a été finaliste au Prix d’excellence de la SODEP 2016, dans la catégorie Texte d’opinion critique sur une œuvre littéraire ou artistique.

4 commentaires sur « Paul Bélanger : Déblais (poésie) Éditions du Noroît 2019 »

  1. Bien cher Daniel j’ailu ton commentaire avec beaucoup d’émotion, à commencer par la citation de Suzanne, et de la métaphore que tu files ensuite autour de ces Déblais.

    Vraiment, je suis comblé par ta lecture généreuse et attentive au mouvement du livre.

    Je te souhaite un bon Noël et te dis à bientôt, avec le plaisir de te lire encore dans d,autres chroniques

    Paul

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  2. Je te recommande vivement la lecture de ce recueil. C’est fou comme il y a de belles choses qui s’écrivent au Québec. Je n’ai pas lu tous les recueils de Bélanger, mais celui-ci est franchement remarquable. Il y a aussi un autre livre publié au Noroît qui m’a grandement impressionné. Il s’agit de Le cœur prend lentement mesure du soleil. L’auteur se nomme Louis-Jean Thibault. C’est d’une grande beauté.

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